Étienne Jacques: un autre appel à la mobilisation

Étienne Jacques s'est adressé aux gens d'affaires et... (Photo Le Quotidien, Gimmmy Desbiens)

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Étienne Jacques s'est adressé aux gens d'affaires et élus jeannois, vendredi, dans le cadre d'un événement organisé par la Chambre de commerce et d'industrie Lac-Saint-Jean-Est.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

«Nous jouons dans la même équipe.» Invité par la Chambre de commerce et d'industrie Lac-Saint-Jean-Est, le chef des opérations Métal primaire de Rio Tinto Aluminium (RTA), Étienne Jacques, a insisté sur la relation gagnant-gagnant entre la région et la multinationale.

«Nous sommes trop souvent entraînés dans des antagonismes. C'est comme s'il fallait que Rio Tinto perde pour que la région gagne ou inversement. Comme si répondre à un besoin de l'entreprise ne pouvait se faire qu'aux dépens de la région», a lancé M. Jacques, devant plusieurs gens d'affaires et élus.

Ce dernier concède que certaines décisions difficiles ont été prises, notamment la suppression de postes. Le projet d'agrandissement du site de disposition des résidus de bauxite et le renouvellement du programme de stabilisation des berges ont aussi suscité des critiques.

«Lorsque nous avons annoncé nos décisions, certains ont dit qu'on ne pouvait pas un jour appeler au partenariat et peu de temps après annoncer des décisions qui affectent la région. Je comprends. Mais est-ce qu'on serait de meilleurs partenaires si on laissait nos usines se faire dépasser par les usines concurrentes? Il faut qu'on soit concurrentiel sur le plan mondial si on veut être un leader structurant dans la région. Et c'est vrai dans l'autre sens. Il faut être fort dans la région, avec la région. Ailleurs dans le monde, les communautés se mobilisent pour conserver leur industrie», a exprimé Étienne Jacques.

Le chef des opérations Métal primaire admet que les relations avec les préfets jeannois dans le dossier du programme de stabilisation des berges pourraient être mieux. Les élus et la communauté de Mashteuiatsh, qui pilotent le comité des parties prenantes de la gestion du lac Saint-Jean, exigent une nouvelle gouvernance du plan d'eau. Étienne Jacques devrait d'ailleurs rencontrer les élus, la semaine prochaine, à ce sujet. Mais il a profité de son passage devant la Chambre de commerce pour défendre une fois de plus l'actuel programme de stabilisation des berges.

«Nous investissons dans ce programme trois à quatre millions$ par année. Depuis 30 ans, c'est 100 millions$ qui ont été investis dans les travaux afin de contrer l'érosion. D'ailleurs, on constate un accroissement de la largeur moyenne des plages de plus de neuf mètres. Pour les secteurs couverts par le programme, il n'y a pratiquement plus aucun recul de terrain. On peut dire que ce programme a fait le travail, a-t-il mentionné. Et quand on entend les publicités sur la beauté des plages régionales, quand vous voyez les résidences qui se sont bâties en bordure du lac et la valeur foncière et marchande de celles-ci, il me semble que ce sont là des signes probants qu'il y a aussi du bon dans le travail réalisé et que tout n'est pas si sombre. En 1985, on comptait 3300 résidences aux abords du lac Saint-Jean. Aujourd'hui on en compte plus de 5000.»

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