Bleuets: le Nouveau-Brunswick met de la pression

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Louis Potvin
Le Quotidien

Le Syndicat des producteurs de bleuets surveille de près la stratégie du gouvernement du Nouveau-Brunswick d'octroyer des milliers d'hectares pour le développement de bleuetières.

Le gouvernement vient d'en accorder 1600 à des producteurs. « Cela a commencé il y a quelque temps. L'entreprise Oxford a eu 15 000 acres l'an dernier et plus 5000 acres ont été accordés à d'autres. Le gouvernement veut continuer dans le futur. C'est certain que ça vient exercer une pression sur l'offre, ce qui pourrait avoir un effet sur les prix », soutient le président Marc Larouche.

Le Nouveau-Brunswick devient un gros joueur, maintenant plus important que le Québec. « L'an dernier, ils ont récolté beaucoup, avec 76 millions de livres. C'est plus que nous. De plus, ils ont un meilleur rendement à l'acre, entre autres choses à cause de la température », indique-t-il.

Il s'agit d'un avantage concurrentiel qui est un peu atténué par le fait que les producteurs du Nouveau-Brunswick pulvérisent des pesticides pour combattre la mouche du bleuet. « Heureusement, nous ne sommes pas encore infectés par cette mouche. On ne pulvérise pas les champs qui sont en fruits. Notre bleuet est donc meilleur et ça coûte moins cher à produire parce que nous n'avons pas les frais liés à l'achat de pesticides », mentionne le président.

C'est pour cette raison que le Syndicat mise beaucoup sur l'appellation « Boréale » pour distinguer le bleuet sauvage des Maritimes de celui du Québec.

Avec la croissance fulgurante de la production du bleuet cultivé à travers le monde et l'augmentation des superficies dans les Maritimes pour le bleuet sauvage, le marché pourrait devenir saturé.

« Heureusement, la demande du bleuet continue de croître, mais il faut que l'offre n'augmente pas trop rapidement parce que ça va nous occasionner des problèmes. Il faut donc miser sur le côté distinctif de notre fruit pour garder et développer de nouveaux marchés », estime Marc Larouche.

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