SP Sécurité d'Alma ferme ses portes

SP Sécurité avait le contrat de surveillance des... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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SP Sécurité avait le contrat de surveillance des stationnements au centre-ville d'Alma. Avec la fermeture de l'entreprise, la ville a été obligée de transférer le contrat à l'agence Garda au cours des derniers jours.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Fondée en 1999, l'entreprise SP Sécurité d'Alma ferme ses portes. Près de 25 agents de sécurité travaillaient dans cette agence reconnue comme l'une des plus importantes au Lac-Saint-Jean. Un carnet de contrats peu garni a forcé le propriétaire, Marc-Olivier Goderre, à mettre définitivement la clé dans la porte, vendredi dernier.

«On n'avait plus assez de travail pour tous nos employés. Les contrats se faisaient de plus en plus rares», soupire l'agent de sécurité et entrepreneur.

En juin 2014, ce dernier dénonçait une décision de la Commission scolaire Lac-Saint-Jean qui avait changé d'agence de sécurité pour faire affaire avec une firme de l'extérieur. Une décision qui a représenté des pertes de revenus de plusieurs centaines de milliers de dollars pour l'entreprise almatoise.

L'organisation scolaire devait désormais procéder par appels d'offres dans ce secteur.

Mais ce qui a vraiment fait mal à SP Sécurité, c'est l'arrivée d'une nouvelle concurrence dans son marché. De plus en plus d'organisations auraient recours à des bénévoles ou à des personnes sans permis pour s'occuper de la sécurité d'un lieu. C'est ce qu'a constaté M. Goderre au fil des dernières années. «C'est une tendance qu'on voit depuis quelques années. Plutôt de payer un agent de sécurité qui a un permis, l'organisation va prendre un bénévole et parfois le payer au salaire minimum. Plusieurs ont ce comportement, que ce soit une municipalité, une entreprise ou un organisme. Ils prennent un risque pour éviter de payer 200$. Mais nous, on fournissait des assurances, un gage de qualité. Cette façon de faire tue le métier et un jour, il va arriver quelque chose de malheureux et c'est à ce moment qu'on va se réveiller», craint Marc-Olivier Goderre.

Depuis quelques années, le Bureau de la sécurité privé, mandaté pour encadrer ce secteur, sévit davantage contre les contrevenants. La loi stipule que toute personne responsable de la sécurité, dont des portiers, gardiens ou agents de sécurité, doit avoir un permis. Ce qui n'est pas respecté à plusieurs occasions dans la région, selon M. Goderre. «Dans les grands centres, il y a des enquêteurs. Mais dans la région, non. On a beau dénoncer la situation, ils n'ont pas assez de ressources pour venir enquêter sur les lieux. La loi existe, mais il n'y a personne pour l'appliquer», déplore l'agent de sécurité.

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