Rio Tinto: Gaudreault réclame les investissements prévus

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Les députés Alexandre Cloutier et Sylvain Gaudreault

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La région doit continuer de réclamer la concrétisation des investissements qui avaient été annoncés par Rio Tinto pour les installations d'Alma et AP60, et ce, malgré l'annonce de la restructuration des entités régionales en une seule aluminerie régionale.

« Il ne faut pas se laisser berner par la création d'une nouvelle aluminerie. C'est peut-être une stratégie de positionnement au plan international, mais ça n'empêchera jamais le fait que la région doit continuer de réclamer, à raison, les investissements futurs qui ont été annoncés pour Alma 2 et les usines AP60. On ne se fera pas passer une aluminerie sans augmenter la production », prévient d'entrée de jeu le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault.

Le député péquiste déplore évidemment la perte d'emplois de qualité, même si la multinationale assure que les impacts seront atténués par différentes mesures. « C'est une démonstration supplémentaire de la diminution de l'influence du Québec et de la région depuis la vente d'Alcan à Rio Tinto en 2009. Il y a eu les (coups de) 200 cadres, le siège social de Montréal devenu une boîte à malle... Je suis effectivement très préoccupé et je ne comprends pas que le gouvernement laisse passer des choses comme ça. Encore une fois, le premier ministre a beau être le député de la région, il fait la preuve qu'il n'est pas capable de mettre son pied à terre pour garder des emplois de qualité dans notre région », déplore-t-il.

Selon lui, le gouvernement libéral a commis une erreur dans l'entente de continuité négociée en 2006, en n'incluant pas un plancher d'emplois. « On avait déploré l'absence d'un plancher d'emplois à l'époque et on voit ce que ça donne de ne pas en avoir. C'est la preuve d'un gouvernement qui laisse faire. »

Le député estime que le M. Couillard a toujours un coup de retard en matière de protection des emplois en citant comme exemple le dossier de la cartonnerie Graphic Packaging. « Il était encore un coup en retard lorsqu'il a appris dans les journaux la vente de la cartonnerie. Même chose dans la vente de Rona et pour Rio Tinto. Ce n'est pas un gouvernement ni un premier ministre qui est capable d'anticiper et de se donner une politique de protection de nos emplois. Il n'y a pas de politique industrielle », énonce-t-il.

Rencontre avec Rio Tinto

Le député Gaudreault dit avoir demandé et obtenu une rencontre avec Étienne Jacques, vice-président aux opérations, Métal primaire de RT dans la région. Le député de Jonquière et son collègue de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, rencontreront M. Jacques à son retour de vacances au début d'avril. « On va se faire expliquer la décision et voir quels leviers on peut avoir pour essayer de corriger ça. On veut savoir où ils en sont rendus avec les projets AP60, etc. À son niveau, j'espère que le premier ministre a fait la même chose avec M. (Alfredo) Barrios, pdg de Rio Tinto Aluminium. C'est au moins ce que je m'attends de sa part », a-t-il conclu.

Cloutier: «Assez, c'est assez!»

Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, réclame l'intervention du premier ministre Philippe Couillard dans le dossier de regroupement des installations de Rio Tinto au Saguenay-Lac-Saint-Jean et des pertes d'emplois de personnel-cadre qui en découleront.

« Sous le vocable de la rationalisation, dans le fond, ce sont de nouvelles coupes d'emplois importantes dans notre région et je demande au premier ministre d'intervenir. Assez, c'est assez! Qu'il mette en oeuvre la fameuse entente de continuité et qu'il exige de RTA qu'elle maintienne les emplois actuels et qu'elle arrête de couper comme elle le fait depuis quelques années », a tranché le député Cloutier en entrevue téléphonique.

Ce dernier s'est dit surpris, mais surtout déçu et fâché par l'annonce faite jeudi par la direction de Rio Tinto, qui aura un impact sur les emplois, mais qui n'apporte rien de plus en terme de production d'aluminium. « Sous le vocable de la compétition internationale et de la concurrence de la Chine, en réalité, ce sont de nouvelles coupes et rien d'autre. Pourquoi, soudainement, regroupe-t-on des usines du Saguenay-Lac-Saint-Jean? Tant qu'à y être, pourquoi ne pas regrouper toutes les usines du Québec? Car il n'y aura pas une tonne supplémentaire produite avec ce regroupement. C'est juste une opération de relations publiques qui, en bout de course, va coûter des emplois. »

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