Rio Tinto regroupe ses usines

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Rio Tinto (RT) met en exécution son plan de rationalisation en procédant à une restructuration de ses activités régionales par le regroupement de ses usines en une seule entité administrative. Cet exercice pourrait entraîner la disparition de plusieurs postes de cadres tel qu'annoncé dans Le Quotidien en février dernier.

Le personnel de la multinationale a été informé des changements lors d'une rencontre tenue jeudi matin. Les usines d'Alma, Grande-Baie, Laterrière et du Complexe Jonquière relèveront d'une seule entité administrative appelée Aluminerie Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Trois unités de gestion

Porte-parole de la multinationale, Xuân-Lan Vu souligne que cette réorganisation se traduit par la création d'une aluminerie de 1,3 million de tonnes. Cette nouvelle entité se divise en trois pôles distincts «qui nous permettront d'avoir une organisation plus agile et plus flexible, et de s'assurer d'une gestion simplifiée.»

Ces trois nouvelles unités de gestion se répartissent comme suit: l'Aluminerie Saguenay-Lac-Saint-Jean qui comprend les usines Alma, Grande-Baie et AP60; le Complexe Jonquière qui regroupe les services connexes (les installations portuaires, les services ferroviaires, le centre d'électrolyse ouest à Arvida, l'usine du traitement de la brasque, le centre des produits anodiques, etc.), et la division Énergie électrique.

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Porte-parole de la multinationale, Xuân-Lan Vu

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La conseillère aux relations médias de RT dans la région convient que la nouvelle entité n'augmentera pas la production du métal gris dans la région. «Mais sur l'échiquier international, les gros joueurs comme la Chine et le Moyen-Orient sont maintenant sur nos marchés et ont des usines de plus d'un million de tonnes. En ayant une nouvelle organisation qui est aussi compétitive, on est mieux positionnés pour le futur. La gestion est simplifiée. Quand on sait que les prix de l'aluminium sont au plus bas, il faut s'organiser pour être capable de compétitionner. (...) Pour nous, comme producteur d'aluminium, en créant ces trois pôles de gestion, on s'assure d'avoir une organisation qui répond au contexte actuel et qui va nous positionner pour le futur. Il faut agir maintenant pour le futur», insiste Mme Vu.

Impact sur l'emploi

La porte-parole de Rio Tinto ne s'avance pas quant à l'impact qu'aura cette réorganisation sur le personnel-cadre. «C'est une nouvelle positive pour nous parce qu'on se positionne vraiment de façon compétitive pour le futur, plaide-t-elle. C'est certain qu'il y a des mouvements (de personnel) qui peuvent avoir lieu. Ce sont des périodes de changement pour tout le monde, mais on prend soin de notre monde comme on l'a toujours fait», précise-t-elle, en mentionnant que la main-d'oeuvre sur le plancher ne sera pas touchée, car les conventions collectives en place sont respectées.

Il faudra attendre quelques semaines avant de connaître l'impact réel de cette restructuration. «Le mois dernier, M. (Arnaud Soirat), président RT Aluminium, a annoncé une restructuration aussi. Quand on se réorganise, ça se fait par niveau hiérarchique, explique la porte-parole régionale. Aujourd'hui (jeudi), on annonce l'organisation pour le métal primaire et les trois pôles de gestion et on va regarder, au cours des prochains mois, quels seront les changements. Chaque gestionnaire va annoncer ses équipes.» (En collaboration avec Denis Villeneuve)

Le gouvernement ne s'en mêlera pas

Pour l'instant, Québec n'interviendra pas dans la décision de Rio Tinto de regrouper ses installations aux Saguenay-Lac-Saint-Jean sous une seule entité administrative, mais il suivra de près l'évolution du dossier concernant l'impact sur l'emploi, si l'on se fie au commentaire émis par la ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade.

« L'industrie de l'aluminium traverse une période difficile et les entreprises doivent assurer leur compétitivité. En ce sens, le gouvernement pose des gestes concrets pour favoriser l'essor de cette industrie, notamment avec la Stratégie québécoise de développement de l'aluminium qui prévoit des mesures de 32,5 M$ sur trois ans. Il s'agit d'une décision d'entreprise afin qu'elle demeure compétitive et poursuive ses opérations avec les milliers d'emplois qui y sont rattachés. Nous assurons un suivi et nous sommes en contact régulièrement avec RT afin de l'accompagner ainsi que ses travailleurs », a fait savoir la ministre Anglade via sa directrice des communications, Jolyane Pronovost.

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