Un non massif aux offres patronales

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La scierie Petit Paris de Saint-Ludger-de-Milot

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Louis Potvin
Le Quotidien

Les syndiqués de la Scierie Petit Paris de Saint-Ludger-de-Milot refusent les offres salariales de l'entreprise et menacent de faire la grève.

Le syndicat trouve ridicules les offres de 1$ de plus de l'heure sur cinq ans.

«Il faut savoir que nos membres gagnent jusqu'à 4$ de moins l'heure pour un travail similaire à celui de nos camarades des autres scieries de la région. Cet écart salarial s'explique très clairement. Lors de la négociation de la dernière convention collective, les travailleurs ont fait leur part pour la survie de la scierie en acceptant de geler leur salaire et en renonçant à plusieurs acquis», a déclaré le président du syndicat, Georges Villeneuve.

Les travailleurs pensent que l'achat des parts de Produits forestiers Résolu par la Coopérative Petit Paris pourrait expliquer cette stratégie de l'employeur.

«La Scierie Petit Paris de Saint-Ludger-de-Milot a été achetée par la Coopérative et il semble qu'elle veut financer son achat sur le dos des travailleurs, avance Engelbert Cottenoir, président du Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSN). Ces travailleurs ont à coeur la survie de la scierie, mais ils considèrent, avec raison, qu'ils ont déjà fait leur part par le passé et qu'ils ont droit à un rattrapage décent! Il ne faut pas oublier non plus qu'avec le nouveau budget libéral, les industries forestières ont eu droit à un programme de réduction du coût de la fibre».

Plus que les salaires

En plus de la question du rattrapage salariale, la bonification des congés fériés et de maladie, les horaires de travail et l'allocation des repas s'ajoutent au mécontentement.

C'est donc dans une proportion de 97% que les syndiqués ont refusé l'offre globale et finale de l'employeur. De plus, 93% des 110 employés ont voté en faveur d'un mandat de grève. «Ça veut dire que les syndiqués considèrent qu'ils sont loin d'un terrain d'entente, ce qui explique qu'ils sont prêts à exécuter des moyens de pression», a mentionné Cottenoir en entrevue téléphonique.

Les négociations se sont amorcées en octobre dernier pour renouveler ce contrat de travail signé en 2011. Les employés ne bénéficient pas de la même entente-cadre qu'a réussi à négocier le syndicat Unifor pour les scieries de Produits forestiers Résolu.

Il n'y a pas de rencontre de conciliation prévue pour l'instant. Le syndicat souhaite espère en arriver à un règlement satisfaisant, avant de recourir à la grève.

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