Le bleuet comme produit tendance

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Catherine Brodeur considère que le bleuet sauvage, avec ses bienfaits pour la santé, représente un créneau très porteur dans le futur pour séduire les consommateurs.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Le bleuet sauvage s'inscrit parfaitement dans les nouvelles tendances des consommateurs à travers le monde.

De plus en plus, les gens deviennent des consommateurs-citoyens qui veulent des produits qui répondent à des exigences santé, écologiques, durables ou autres.

C'est ce qu'a démontré Catherine Brodeur, vice-présidente chez Ageco, lors de la Journée bleuet qui se tenait jeudi à Dolbeau-Mistassini. Ces changements de comportement viennent influencer les méthodes de mise en marché des entreprises principalement en agroalimentaire.

«Les consommateurs ne veulent pas faire un monde meilleur, ils veulent un produit qui le fait pour eux», a-t-elle illustré, démontrant la complexité des décisions d'achat des gens.

Une chose est certaine, selon l'indice de la consommation responsable, des aspects comme la production locale, la protection des animaux et de l'environnement et les bienfaits pour la santé représentent des considérations en hausse dans les choix des consommateurs.

Une mouvance que l'industrie du bleuet a comprise. En 2007, lorsqu'une étude a révélé le haut taux d'antioxydants présents dans les bleuets sauvages, la demande a explosé. «On ne comprenait pas trop ce qui se passait, il y avait une croissance de la demande incroyable, ce qui a fait grimper les prix passablement», mentionne Néri Vautour, directeur de la Wild Blueberry Association of North America.

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Argument de vente

Depuis cette hausse fulgurante, les ventes se sont un peu estompées. «C'est un argument de vente sur lequel nous misons beaucoup, mais les modifications de comportement sont longues à changer. Il faut continuer de faire des recherches et de démontrer les bienfaits du bleuet. C'est un message qu'il faut répéter et nous devons avoir des outils de marketing efficaces pour bien démontrer les qualités et avantages du bleuet sauvage sur celui en corymbe», explique celui qui dirige la mise en marché du bleuet à travers le monde.

Une nouvelle comme celle parue jeudi concernant le fait que la perle bleue serait bonne contre l'Alzheimer ajoute à sa notoriété. C'est pour cette raison que le Syndicat des producteurs de bleuets du Québec soutient des projets de recherche pour continuer à en savoir plus sur les qualités du fruit. Des expertises sont faites pour extraire les anthocyanes présentes dans le petit fruit.

Suivre les mouvances

Comme les clients des usines de congélation de la région fournissent des entreprises agroalimentaires, il est important de leur faire saisir les qualités nutritionnelles supérieures du bleuet sauvage comparé à celui cultivé.

«Les entreprises de transformation doivent être à l'affût pour répondre aux besoins de leurs consommateurs. C'est pour cette raison que l'industrie agroalimentaire doit être aux faits des nouvelles mouvances. Les tendances d'aujourd'hui deviennent les normes de demain», a-t-elle indiqué. En effet, dans les années 1970, on se souciait peu de l'environnement, mais maintenant, de nombreuses législations encadrent sa protection. La même situation est survenue avec la salubrité, le bien-être animal et la santé par l'alimentation. Dans le futur, la gestion de l'eau, l'utilisation de produits chimiques ou les engagements en développement durable deviendront-ils de nouvelles normes?

Chine et Japon

Comme la production au Canada augmente, de nouveaux marchés devront être développés. Bien qu'on mise sur le fait que des compagnies alimentaires vont utiliser davantage de bleuets sauvages dans leurs confitures, yaourts et muffins, ça ne sera peut-être pas suffisant.

C'est pour cette raison que l'industrie mise sur le Partenariat transpacifique, mais également sur une entente entre le Canada et la Chine. «Nous allons rencontrer demain (aujourd'hui) le ministre de l'Agriculture canadienne pour lui démontrer l'importance d'avoir un partenariat avec la Chine. Les barrières tarifaires atteignent 47% dans ce pays. C'est un frein énorme pour vendre. Il y a un marché énorme dans ce pays», informe Néri Vautour.

Selon ce qu'a avancé Catherine Brodeur, la consommation de bleuets et canneberges augmenterait de 12% par année en Chine et au Japon.

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