Un changement de mentalité observé

Louis Dufour est président de la Jeune chambre... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Louis Dufour est président de la Jeune chambre de commerce.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Louis Dufour, 34 ans, est à la tête d'une entreprise de reprographie chicoutimienne depuis l'âge de 23 ans, après avoir a repris les affaires de son père, fondateur des Pros de la copie il y a plus de 30 ans.

À titre de membre du conseil d'administration et président impliqué depuis plusieurs années au sein de la Jeune Chambre, laquelle compte une centaine de membres, M. Dufour est à même de constater un certain changement de mentalité parmi les jeunes. « Si on veut créer de l'emploi dans la région, je pense que le meilleur moyen d'y parvenir est que ces emplois soient créés par nous. Il existe un engouement pour l'entrepreneuriat, un bon moyen de créer de l'emploi. On le constate depuis deux ans avec une hausse importante de la participation des jeunes à nos activités. On n'y voit pas uniquement des entrepreneurs, mais aussi de jeunes professionnels, des travailleurs autonomes comme des comptables, des avocats, des gens qui créent de l'emploi. Un avocat qui crée un emploi de secrétaire, c'est un emploi de créé », affirme-t-il.

Motivation

Informé des résultats du sondage publié par Intuit Canada, M. Dufour est d'accord avec le fait que l'une des grandes motivations des propriétaires de petites entreprises (PPE) demeure la volonté d'être son propre patron, sauf qu'il est nécessaire à la base d'être à l'aise avec ses propres défis. « Si je me mets à la place de quelqu'un qui part de zéro, je crois qu'il faut avoir le goût du risque, mais surtout, il ne faut pas avoir peur de prendre conseil et de prendre le pouls de gens qui sont à l'externe de son entreprise. Il faut aussi avoir le goût de faire avancer les choses et d'être un acteur dans l'économie. »

Une autre caractéristique que doit posséder un jeune entrepreneur est celle du goût de l'innovation. L'idée qui naît dans la tête d'un entrepreneur peut devenir une invention qui se transformera, avec des efforts, en un concept qui deviendra une innovation.

Parmi les dangers qui guettent la relève, il y a celui de l'idéalisation du rôle de chef d'entreprise, selon M. Dufour. « Concrètement, lorsqu'on parle avec des amis, souvent ils ne comprennent pas le temps qu'on l'on investit personnellement dans notre entreprise. Ce sont des semaines de 70 à 80 heures. C'est du travail de tête, mais aussi de bras. Les gens croient que tu peux partir du travail à toutes heures du jour et prendre des vacances comme tu le veux. Ce n'est pas ça. Tu dois souvent faire des compromis sur ta vie privée. »

Même s'il n'a pas connu ce défi en raison du fait qu'il a repris l'entreprise paternelle, M. Dufour affirme que les cinq premières années d'une nouvelle entreprise sont cruciales. C'est le moment d'ajuster la stratégie d'affaires, le mode de gestion et l'idéologie de l'entreprise. Les cinq premières années d'une entreprise, c'est la période où ça passe ou ça casse.

Même s'il quittera la présidence de la Jeune Chambre à la fin de son mandat, M. Dufour croit qu'il est important de continuer d'exposer les jeunes à des modèles de réussite comme ça a été le cas avec la tournée des écoles entreprise par le Dolmissois Vincent Lachance. À 23 ans, il a fondé le service de livraison spécialisé Montréal Frais qui s'est particulièrement démarqué lors de son passage à l'émission Les Dragons. « On a été surpris de l'engouement qu'il a soulevé lors de cette tournée auprès des jeunes âgés d'une dizaine d'années. Quand quelqu'un ne sait pas qu'il lui manque quelque chose, il ne le sait pas », conclut-il.

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