Des entreprises font le plein de c.v.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Les étudiants des neuf programmes de techniques physiques du Cégep de Jonquière ont eu l'occasion de promouvoir leurs talents, mercredi, lors de la 3e édition de la journée Emplois, au Pavillon Lionel-Gaudreau.

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Johanne Tremblay, responsable du service de placement du Cégep de Jonquière.

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Le rez-de-chaussée et le premier étage du pavillon ressemblaient à une ruche alors que plusieurs dizaines d'étudiants de tous les niveaux effectuaient une tournée des stands aménagés par les directions des ressources humaines de 25 entreprises provenant de tous les recoins de la région.

Parmi eux, Francis Claveau, de Saint-Bruno, un étudiant de deuxième année en génie électrique, échangeait avec Louis Fortin, chargé de projet chez Mecfor. « J'ai participé à un autre salon dans le passé même alors que j'étais au secondaire. En deuxième année, on cherche du travail et on vient porter notre c.v.. Ça nous prépare pour la 3e année. On constate aujourd'hui qu'il existe beaucoup d'opportunités. Dans mon domaine, en troisième année, je crois que le taux de placement est de 100 %. »

Son interlocuteur, Louis Fortin, croit en l'utilité d'un tel salon et soutient qu'il est présent pour donner la passion aux jeunes tout en démontrant qu'il y a de la pratique au bout de la théorie. L'autre utilité au salon, selon M. Fortin, est qu'il permet aux entreprises à la recherche d'une main-d'oeuvre précieuse, spécialisée et nécessaire au fonctionnement d'usines et d'ateliers dotés de chaînes de montage et de robots, de se faire connaître.

L'argument est repris par Robert Gagnon, concepteur chez Produits Gilbert de Roberval, qui constate que les étudiants des techniques physiques connaissent bien les gros employeurs de la région comme RTA ou Résolu, mais ignorent les PME dans leur cour. « On a pu rencontrer pas mal d'étudiants originaires de chez nous qui ne savent pas qu'on existe », affirme M. Gagnon. Il souligne qu'en deux ans, une trentaine d'embauches ont été effectuées essentiellement en raison de la croissance des activités de l'entreprise.

Sa collègue aux ressources humaines, Cindy Blanchette, voit dans la tenue d'un tel salon la possibilité que le nom de l'employeur soit véhiculé, mais aussi l'opportunité pour les entreprises de savoir où s'approvisionnent en informations les finissants lors de leur recherche d'emplois. « On sait que les journaux ont encore leur place lors de la recherche d'emplois, mais il y a aussi les plateformes internet. »

Chez Barrette-Chapais de Chibougamau, la dynamique est quelque peu différente. Le recrutement de main-d'oeuvre en génie mécanique et électrique y est un défi constant, selon Jean St-Pierre, porte-parole de l'entreprise. « On est situés en région éloignée. Le roulement de personnel est assez important. L'ouverture de mines fait mal en terme de perte de personnel. On le ressent particulièrement lorsqu'il y a ouverture de nouvelles mines. »

Johanne Tremblay, responsable du service de placement au Cégep, constate que les entreprises, pour rester compétitives, n'hésitent pas à déployer des efforts pour recruter des technologues. « Les entreprises ne sont pas présentes ici pour rien. Elles ont des objectifs de recrutement. »

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