ELS conserve tout son personnel

En raison de la perte du contrat qui... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

Agrandir

En raison de la perte du contrat qui la lie à RTA jusqu'au 12 février, Renée Émond a décidé d'adopter un plan B pour éviter une perte d'expertise au sein de son entreprise.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Denis Villeneuve
Le Quotidien

Même si elle a perdu son contrat de fourniture de techniciens de laboratoire à l'édifice 109 et à l'Usine de traitement de la brasque chez Rio Tinto Alcan (RTA), la présidente du sous-traitant ELS, Renée Émond, entend conserver tout son monde en emploi, le 12 février prochain, moment de la fin de son contrat, afin d'offrir ses services à d'autres entreprises ayant des besoins de main-d'oeuvre spécialisée.

En entrevue au Quotidien, Renée Émond, une Beauceronne d'origine, mentionne qu'elle a bâti son entreprise présente dans la région depuis 1997, en acquérant des laboratoires comme SEDAC et Éco-Santé, oeuvrant dans les secteurs de l'environnement et alimentaires, en misant sur la qualité de la main-d'oeuvre. 

« Par la suite, on s'est concentrés dans la gestion et l'optimisation de laboratoires comme on le fait pour RTA en fournissant des techniciens et des chimistes analytiques, tous des gens spécialisés qui effectuent de l'échantillonnage en environnement et en production. Au total, 26 personnes oeuvrent en contrôle de la qualité, de procédés et analyses sur appareils très spécialisés. Tout ce savoir-faire a été acquis au fil du temps », affirme Mme Émond.

En raison de la perte du contrat qui la lie à RTA jusqu'au 12 février aux mains de Globaltech, Mme Émond a décidé d'adopter un plan B pour éviter une perte d'expertise au sein de son entreprise. « On a été informés en janvier que notre offre de services n'était pas retenue en raison du prix. C'est une décision d'affaires qui concerne RTA. Nous, on a pris la décision de conserver notre main-d'oeuvre en emploi tout de même. »

Elle explique cette décision par le fait que le recrutement de personnel de laboratoire expérimenté est difficile d'autant plus que très peu de finissants de niveau collégial et de niveau universitaire sortent sur le marché du travail malgré qu'il y a de la demande. Elle donne en exemple le Cégep de Jonquière qui aura trois finissants, en mai prochain, qu'elle a tous embauchés. « Le secteur du personnel de laboratoire est très pointu. Avoir un technicien expérimenté mobile sur plusieurs postes, c'est très précieux. Notre intention est de replacer le plus rapidement possible tous les techniciens libérés par la perte de contrat avec RTA chez des sociétés minières, compagnies papetières et dans l'industrie alimentaire. »

Mme Émond avoue qu'elle aurait aimé que son personnel demeure chez RTA, mais qu'elle est habituée à vivre ce genre de situation puisque ELS oeuvre aussi dans le domaine municipal où le système d'offres fait des gagnants et des perdants.

Par ailleurs, Mme Émond confirme des informations obtenues par Le Quotidien à l'effet qu'il y a deux semaines, dans la soirée de jeudi et la journée de vendredi, tout le personnel de laboratoire a été atteint d'une maladie les ayant empêchés de travailler. « Nous avons ramené les gens à l'ordre. On leur a dit qu'on devait servir les clients jusqu'à la fin », conclut-elle.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer