Une offre des producteurs de bois

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Pierre-Maurice Gagnon affirme que le Syndicat des producteurs de bois est prêt à livrer 200 000 mètres cubes de bois par année aux promoteurs du projet de biocarbone actif à Chambord.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Le Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean pourrait fournir 200 000 mètres cubes de bois aux promoteurs du projet de biocarbone, à Chambord, et se montre intéressé à être partenaire financier.

«Il y a eu deux rencontres avec eux. Nous attendons d'avoir un plan d'affaires sur lequel nous pencher et ensuite négocier et leur faire des propositions. Nous avons au moins 200 000 mètres cubes de disponibles. Il faudra négocier pour arriver à un prix qui fait l'affaire des producteurs», a indiqué le président Pierre-Maurice Gagnon.

Le syndicat serait heureux d'en venir à une entente avec les promoteurs de ce projet évalué à 100 M$ qui pourrait créer 180 emplois. Les producteurs de bois de la région livraient 170 000 mètres cubes de bois quand l'usine Panneaux Chambord était en activité. «Ça fait huit ans que ce volume n'est pas coupé. Nous avons amplement de bois pour répondre à leur besoin. Si le projet est aussi solide qu'on le dit, on pourrait investir comme on l'avait fait au début avec Panneaux Chambord», mentionne le président du syndicat.

Selon les estimations, la vente de 200 000 m3 par année gérerait des retombées économiques de 10 M$ dans la région.

Besoin de beaucoup de bois

Selon ce que Le Quotidien a appris, les promoteurs auraient obtenu 180 000 m3 du ministère des Forêts à la suite de l'appel de projets commandé par le premier ministre Philippe Couillard. Rappelons que le député avait mentionné qu'il favoriserait un projet qui utiliserait le plus de volume possible.

Or, une première version du projet prévoyait un volume de 660 000 m3 pour faire fonctionner quatre réacteurs. Le ministère aurait proposé d'évaluer une version à deux réacteurs, mais le projet ne serait pas rentable. Il a été impossible de connaître la raison pour laquelle le projet n'a pas reçu autant de bois que souhaité.

Il y aurait eu une rencontre politique la semaine dernière au bureau du député de Roberval pour essayer d'en obtenir davantage.

Maire de Chambord

Le maire de Chambord, Gérard Savard, est emballé par le projet. «C'est un projet solide mené par des gens très sérieux. Là, nous avons entre les mains une vraie filière du feuillu. Il y aurait une unité de triage de bois pour utiliser le bon bois à la bonne place. Le bois de qualité déroulage servirait pour les panneaux, celui du sciage à une scierie. Une partie des résidus seront acheminés à l'usine de cogénération de Saint-Félicien. Et une grande partie servira pour le biocarbone activé. C'est une valorisation à 100%», a-t-il indiqué.

Unifor réclame l'embauche des anciens travailleurs

(Louis Potvin) - Le syndicat Unifor espère que les anciens travailleurs de Panneaux Chambord seront embauchés si le projet d'usine de biocarbone actif se concrétise.

Le syndicat se réjouit de cette relance des installations, mais s'inquiète du sort des travailleurs de l'ancienne usine. «Il faut savoir que même si l'usine est arrêtée, il y a toujours quatre travailleurs qui prennent soin des installations afin de s'assurer que les équipements ne se dégradent pas», a commenté Renaud Gagné, directeur québécois d'Unifor.

Le syndicat représentait jusqu'à 200 membres quand l'usine était en fonction. «Cet aspect nous interpelle grandement puisque nous avions bâti des emplois de qualité pour la région. Il ne faudrait pas qu'on profite d'un changement d'opérateur pour niveler vers le bas les conditions de travail», a-t-il ajouté.

L'an dernier, Unifor exprimait ses inquiétudes quant aux projets de relance de l'usine. Le syndicat craignait une diminution des conditions de travail. «Nous avons demandé au premier ministre de s'assurer que des balises claires dictent le choix des projets en exigeant le maintien en emploi des actuels travailleurs, le rappel de ceux y ayant droit, des retombées économiques aussi importantes que celles engendrées par l'usine (en taxes et redevances), la création d'autant d'emplois directs et indirects et des conditions de travail équivalentes en salaires et avantages. Et nous demandons toujours d'avoir ces assurances», a-t-il exigé.

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