Arianne Phosphate: entente avec les Innus nécessaire

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Les Premières Nations innues demandent une entente avec Arianne Phosphate avant de donner leur accord au projet de mine d'apatite du Lac à Paul.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Les Premières Nations innues de Pessamit, Essipit et Mashteuiatsh ne vont donner leur accord au projet de mine d'apatite du Lac à Paul d'Arianne Phosphate que si une entente sur les redevances, les emplois, les contrats et l'utilisation du territoire est signée.

C'est la précision qu'apportent ces communautés à la suite de l'obtention du décret environnemental accordé par le gouvernement à ce projet minier. « Les Innus tiennent à rappeler au promoteur et aux gouvernements du Québec et du Canada qu'avant d'aller de l'avant, ce projet devra faire l'objet d'une entente avec eux et qu'il devra être évalué en corrélation avec le projet de port maritime qui en fait partie intégrante », lit-on dans un communiqué.

Première entente en mai dernier

Les trois Premières Nations ont signé en mai 2015 une entente de coopération qui couvre les phases d'exploration et de préconstruction du projet. Elles veulent maintenant en arriver à signer l'Entente sur les répercussions et les avantages (ERA) pour les phases de construction et d'exploitation. « La ratification d'une ERA est une étape essentielle au consentement des Premières Nations au projet », précise-t-on.

Les chefs de Pessamit, Essipit et Mashteuiatsh veulent obtenir des redevances en lien avec le projet, afin que des entreprises autochtones puissent obtenir des contrats et que des mesures soient prises pour favoriser l'embauche de personnes provenant de ces communautés.

Les chefs souhaitent également parler des éléments suivants : le choix du tracé final pour le transport routier et l'inclusion du terminal maritime dans l'évaluation globale du projet; la protection du caribou forestier; une série de lacunes, d'erreurs ou de données manquantes concernant l'utilisation du territoire par les Innus et les effets cumulatifs du projet.

Besoin de réponses

De plus, comme l'étude d'impact environnementale est jugée incomplète, des réponses devront être fournies concernant certains éléments du projet et les impacts qu'ils auront sur les droits des trois nations.

« Tant et aussi longtemps que ces composantes ne seront pas précisées par le promoteur, les autorités innues ne seront pas en mesure de rencontrer leur population respective afin de présenter le projet final », avise-t-on.

Malgré ces récriminations, les Innus jugent que les efforts et la volonté démontrés par Arianne Phosphate pour mettre en place un comité de suivi spécifique aux Premières Nations sont de bon augure.

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