Histoire de maïs et d'épouvantails...

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Nicolas Simard et Hélène Lalande, au kiosque de... (Photo Le Progrès, Roger Blackburn)

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Nicolas Simard et Hélène Lalande, au kiosque de la Ferme du Rond Point d'André Simard, à Métabetchouan, où l'on trouve le meilleur blé d'Inde de la région.

Photo Le Progrès, Roger Blackburn

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Il est sur le bord de la route depuis trois semaines et une des meilleures variétés vient de se faire casser ces derniers jours. Le blé d'Inde de Métabetchouan défend encore sa réputation de meilleurs maïs de la région dans le nouveau kiosque aménagé sur le bord de la route 169, en face de la Ferme du Rond Point d'André Simard.

Les épouvantails du labyrinthe du Centre d'interprétation de... (Photo Le Progrès, Roger Blackburn) - image 1.0

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Les épouvantails du labyrinthe du Centre d'interprétation de l'agriculture et de la ruralité de Lac-à-la-Croix.

Photo Le Progrès, Roger Blackburn

« Ça fait 35 ans que mon père cultive le maïs sur nos terres, je vous jure qu'il connaît ça. Nous en avons 12 variétés dans nos champs, dont le mûrissement varie de 50 à 80 jours, selon les sortes. L'important, c'est de le casser au bon moment, et de le vendre frais quand y sort du champ », explique Nicolas Simard, 38 ans, qui travaille sur la ferme de son père depuis l'âge de 15 ans. « Regarde comme il est gros et affiné, on vient de le casser. On garde les plus beaux pour le kiosque parce que c'est ici que les gens en parlent », me confie le producteur en prenant la peine de dégarnir un spécimen de ses feuilles pour qu'on voie mieux.

Nouveau kiosque

« Avez-vous vu mon nouveau kiosque? Je l'ai fait avec du beau bois de grange et les poutres en avant, ce sont des morceaux de bois que mon grand-père a équarri à la hache. Il passe beaucoup de monde ici, ça n'arrête pas. Avant, il y avait cinq kiosques le long de la route, mais nous avons acheté les fermes voisines et là nous sommes le seul kiosque de maïs dans le coin », m'informe le cultivateur qui s'occupe aussi des vaches et des plans de gourganes sur la ferme.

« Le dimanche, d'une heure à cinq heures, je n'ai pas le temps de m'asseoir », assure Hélène Lalande, qui s'occupe des ventes dans le kiosque fermier. C'est un produit frais du jour, c'est le meilleur de la région, ça, c'est sûr », dit-elle sans avoir besoin de me convaincre. 

Il est beau, il est gros, il est bon, c'est le maïs des épluchettes, celui qu'on roule sur une livre de beurre creusée par la chaleur du blé d'Inde, celui qu'on arrose de sel avant de le croquer à pleines dents pour le manger sur sa longueur, rangée par rangée, ou en le faisant tourner dans nos mains.

Quand on l'épluche, il y a cette odeur de terre qui nous monte au nez et qui s'emprisonne dans les soies qui nous restent dans les mains. C'est un rituel de saison, c'est bon pour nourrir le bonheur.

Arboretum

Avant d'arrêter au kiosque à blé d'Inde de Métabetchouan, j'ai donné un coup de volant pour entrer dans les terres. Je n'avais jamais mis les pieds dans le village de Lac-à-la-Croix, honte à moi, mais en même temps c'est toujours un plaisir de découvrir un nouveau coin de pays dans sa propre région.

Je suis allé marcher dans les sentiers de l'Arboretum de la presqu'île Croft, un parc aménagé par la municipalité depuis une dizaine d'années.

Le parc présente un échantillon de la forêt d'origine régionale sur un terrain long d'un kilomètre. Ce n'est pas un jardin botanique, mais on y trouve toutes les espèces d'arbres de la région dans un décor magnifique sur les rives du lac à la Croix. Plus de 2000 arbres et arbustes y ont été plantés au cours des dix dernières années.

C'est épouvantail

Pour la première fois, j'ai mis les pieds dans le Centre d'interprétation de l'agriculture et de la ruralité de Lac-à-la-Croix, situé à un jet de pierre de l'Arboretum. Je me suis même perdu dans le labyrinthe du champ de maïs où j'ai pris le temps de discuter avec quelques-uns des 45 épouvantails qui passent l'été dans la culture aussi grand qu'un terrain de football.

Les jeunes doivent capoter de se promener dans ce labyrinthe dont les plants de maïs sont trois fois plus grands qu'eux. « On reçoit beaucoup de groupes scolaires. Cette année, nous avons comme thématique les années 80. Nous avons aménagé une discothèque dans la petite grange au bout du champ du labyrinthe. Il y a une machine pour faire de la fumée, des lumières et un système de son avec de la musique de l'époque », raconte Johanne Girard, préposée à l'accueil.

Le Centre d'interprétation organise un festival d'automne, le 2 septembre, et les responsables organisent des promenades en charette pour les enfants sur le site et dans le village. Il y a même une petite ferme avec des poules, des lapins, une chèvre et un poney. Ça vaut la peine d'arrêter et de faire un détour. Un autre beau coin à découvrir.

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