Un coach pour grandir

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Audrey Tremblay, ambassadrice de la Fédération internationale des... (Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Audrey Tremblay, ambassadrice de la Fédération internationale des coachs.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Un coach ? Avez-vous un coach dans votre vie ? Nous sommes tous un peu le coach de quelqu'un et nous nous faisons tous coacher par quelqu'un. Les parents coachent les enfants, les conjoints se coachent entre eux, les grands coachent les petits, les gens d'expérience coachent les nouveaux venus dans les entreprises, c'est souvent comme ça que ça se passe.

Sauf que depuis quelques années, le coaching est devenu une profession certifiée et nous sommes en pleine Semaine internationale du coaching, jusqu'au 20 mai. Audrey Tremblay, de Chicoutimi, est ambassadrice de la Fédération internationale des coachs. Elle compte quinze ans d'expérience dans ce domaine. 

« On aide les gens à prendre des décisions. Le monde du travail change, il y a du clivage générationnel, ça devient difficile de gérer ça. On se rend compte souvent que des petites interventions génèrent de grands impacts chez les employés. On discute avec les gestionnaires pour leur proposer des options, on pose les bonnes questions pour les amener à trouver des solutions », indique Audrey Tremblay qui fait la différence entre le mentorat, le consultant et le coach.

« Le mentor va donner des conseils selon son expérience et son vécu, le consultant va faire le travail à votre place alors que le coach va poser les questions sur la situation actuelle, sans porter de jugement en vous demandant dans quelle direction vous allez et quelle est votre vision », nuance-t-elle.

En moins de dix ans, le nombre de coachs dans le monde est passé de 15 000 en 2008 à près de 27 000 en 2015. Le Canada compte 2780 coachs certifiés, dont 600 au Québec et six au Saguenay-Lac-Saint-Jean. 

« J'accompagne mes clients, je les pousse à faire des réflexions, je leur demande à quoi ils aspirent, on regarde comment conjuguer la vie personnelle et la vie professionnelle. J'amène les gens à valoriser la différence à voir comme un ensemble pour le besoin de l'organisation », explique celle qui a choisi d'exercer sa profession en région, au Saguenay, pour profiter de la qualité de vie.

« À Montréal, c'était rendu que mes enfants se faisaient garder presque 12 heures par jour par des étrangers. Avec le trafic et les heures de pointe, c'était invivable. Ici, j'ai toute ma famille, c'est plus facile, la qualité de vie est extraordinaire », assure celle qui est de retour dans la région depuis quatre ans.

« Dans le milieu professionnel, on travaille beaucoup sur les intentions des gestionnaires. C'est rare que les gens se lèvent le matin en décidant d'avoir de mauvaises intentions dans la journée. J'ai rarement vu des gestionnaires qui aimaient faire des mises à pied, même si c'est l'impression qu'ils donnent », assure la coach qui a été formée en Californie et à New York.

Audrey Tremblay compte une centaine de clients par année dans la région et son coaching s'adresse à des gens de tous âges. 

« Ça peut être le gestionnaire de 50 ans qui a de la difficulté avec le fait d'avoir une supérieure de 34 ans et qui veut se faire coacher pour savoir comment travailler et améliorer sa relation professionnelle dans ce contexte. Ça peut être le patron qui vit des difficultés avec la nouvelle génération de travailleurs et qui cherche comment établir sa direction. On travaille beaucoup pour que les gens soient conscients de leur impact chez les autres », fait valoir celle qui comprend très bien la solitude des gestionnaires.

Le coaching professionnel peut autant aider une personne à prendre des décisions importantes qui vont lui permettre de grimper les échelons dans une entreprise que de l'aider à démissionner et à changer d'emploi.

« On va à la rencontre des gens, on les aide à se fixer des objectifs clairs, à passer à l'action, à exploiter leur force, on leur fait voir ce qu'ils ne voient pas, à prendre conscience de leur compétence », explique Audrey Tremblay.

Le coaching, ça se passe en plusieurs rencontres, ces professionnels vous forcent à réfléchir, à nommer des choses, à comprendre, à voir ce que vous ne vouliez pas voir, à faire ce que vous n'osiez pas faire, il vous donne confiance et vous font prendre conscience de vos compétences. Ils vous aident à comprendre et surtout à mieux vous connaître.

C'est difficile de gagner la coupe sans coach.

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