La fièvre des Sags

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Marc Langlois, l'annonceur maison des Sags depuis 29... (Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Marc Langlois, l'annonceur maison des Sags depuis 29 ans, l'assure : annoncer un but devant 4000 personnes, ça ne sonne pas la même chose que devant une foule de 1500.

Le Quotidien, Rocket Lavoie

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / La fièvre printanière du hockey se fait sentir cette année à Saguenay. Le Canadien, les Saguenéens et les Marquis participent aux séries de fin de saison, les amateurs de hockey sont fébriles, l'intérêt s'intensifie, le Centre Georges-Vézina se remplit.

olisée de Chicoutimi pour m'imprégner de cette ambiance, mardi soir. Ça valait la peine, l'amphithéâtre était plein, près de 4000 personnes, tellement que l'endroit semblait petit. J'ai connu la fièvre des Sags avec Joe Canale, Gaston Drapeau, Richard Martel et la rivalité contre les Remparts de Québec et le belliqueux Patrick Roy, j'adore ça. J'aime les séries, j'aime les finales.

Marc Langlois, l'annonceur maison des Sags depuis 29 ans, l'assure : annoncer un but devant 4000 personnes, ça ne sonne pas la même chose que devant une foule de 1500. « Je me garde toujours un peu d'intensité pour le but important. On ne peut pas annoncer le premier but du match de la même façon qu'un but en prolongation. Il faut doser en fonction de l'importance », explique celui qui a déjà connu des années moins glorieuses au cours de sa carrière.

« Au début des années 90, avant l'arrivée de Guy Carbonneau et ses actionnaires, parfois c'était moins long de nommer les spectateurs par leur nom que de donner le nombre de l'assistance », blague Marc Langlois qui sent un peu d'adrénaline en séries de fin de saison.

« Quand la foule se crinque au centre Georges, des fois on a l'impression que le plafond va éclater, les gens ont hâte de vivre une fin de saison victorieuse. Ça fait plus de 20 ans qu'on n'a pas levé la coupe du Président, les amateurs sont patients », fait valoir celui qui suit les Sags depuis l'âge de huit ans alors que son grand-père le tenait par la main au centre Georges.

« Nous avions une moyenne de plus de 1700 spectateurs cette année, mais ça ne prend pas grand-chose pour passer à plus de 2500 ; une série de victoires, un joueur qui se distingue, une rivalité qui s'installe ou une participation aux séries suffisent à alimenter la flamme du hockey junior », assure celui qui annoncera son 1000e match en saison régulière l'automne prochain. Avec les séries, Marc Langlois a déjà animé plus de 1100 parties en carrière.

Quand il écoutait le hockey, quand il était ti-cul, pour reprendre son expression, c'est la voix de Claude Mouton, l'annonceur maison du Canadien au Forum de Montréal, qu'il préférait entendre. « Quand je venais au match des Sags dans ma jeunesse, c'était Réal Gagnon (animateur à CJPM-TV) qui était annonceur maison et j'étais impressionné par ce qu'il faisait, se rappelle le fan des Sags.

« Au début de ma carrière, je travaillais à CJMT-Radio et j'avais remplacé Gilbert Fortier à deux reprises comme annonceur maison aux Sags. C'est Gaston Jalbert, qui était directeur des arénas pour la ville, qui m'a offert ma chance au début. En plus lors d'une visite au Forum organisée pour les journalistes, j'ai eu la chance de rencontrer Claude Mouton et je lui ai dit que je venais d'accepter le travail d'annonceur maison pour les matchs des Saguenéens. J'ai eu droit à un cours de deux heures avec lui, il m'a donné un tas de conseils sur le métier, une rencontre que je n'oublierai jamais », témoigne celui qui conserve de nombreux souvenirs de toutes ces années dans son petit bureau de deux pieds carrés, dans la galerie de presse de l'époque, où on devait se pencher la tête pour ne pas se cogner sur la poutre qui traverse l'escalier.

« Mon travail n'a pas beaucoup changé avec les années, j'ai besoin d'un micro et d'un téléphone. » Mais les nouveaux moyens de communication obligent, Marc Langlois prépare un commentaire d'avant-match, pour disons mettre la table avant la rencontre, avec une mise en contexte en rappelant les enjeux et les choses à surveiller. Son intervention est diffusée sur l'écran géant.

Évidemment, de nombreux souvenirs foisonnent dans la tête de l'annonceur maison, mais la victoire dans le septième match contre Laval en 1991 pour se qualifier pour la coupe Memorial avec un arrêt clé de Félix Potvin en fin de partie fait partie des moments qui ont fait trembler les murs du Centre Georges-Vézina.

Évidemment, l'affaire Jonathan Roy et Bobby Nadeau face aux Remparts de Québec et Patrick Roy, le fameux samedi saint, demeure le fait le plus marquant de sa carrière. « Pendant quatre jours, les médias d'information nationaux ne parlaient que de ça, les images ont fait le tour du monde. On n'a pas fini d'en parler, ça va faire 10 ans l'an prochain. »

En attendant, Go Sags Go !

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