Des fantômes et des momies

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La beauté du parc des Monts-Valin, c'est qu'il... (Photo tirée de Facebook, Jean Tanguay)

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La beauté du parc des Monts-Valin, c'est qu'il y en a pour tous les genres d'amateurs.

Photo tirée de Facebook, Jean Tanguay

Roger Blackburn
Le Quotidien

Fantômes et momies n'ont rien à voir avec horreur au sommet des monts Valin à 984 mètres d'altitude, en cet hiver d'abondance de neige. On se fait un devoir d'y aller chaque hiver. Le parc national des Monts-Valin est à notre portée et le massif trône comme une muraille aux portes du nord du Saguenay comme une frontière entre la ville et les grands espaces.

On sait que la montagne est là depuis que nous sommes tout petits, elle fait partie de notre décor, mais sa véritable splendeur se manifeste quand on y met les pieds ou quand on enfile nos raquettes ou nos skis.

Les Chinois qui vivent sous un nuage de pollution n'en croiraient pas leurs yeux et leurs poumons de voir et de respirer le contraste de cette blancheur sur fond de ciel bleu, un décor féérique d'air pur. On pourrait l'embouteiller et leur vendre, ils en achèteraient. Des visiteurs de partout au Québec et les grands amateurs d'hiver veulent y fouler la neige, il en tombe de la nouvelle presque chaque jour.

Votre journée doit commencer par un déjeuner à l'Auberge La Tourelle avec sa salle à manger perchée sur les flancs escarpés du fjord du Saguenay. Ça donne le vertige, le café descend mieux, on commence la journée en se frottant à de la grandeur.

C'est en arrivant au poste d'accueil du parc national des Monts-Valin qu'on mesure la popularité de l'endroit. Les stationnements sont pleins, de jeunes amants de la nature avec leurs skis et leurs raquettes encombrent l'entrée du bâtiment. Ils sont de Québec, de Montréal et d'ailleurs en province, mais ils ont en commun l'amour de la neige et des montagnes.

Pour tous les goûts

La beauté du parc national des Monts-Valin, c'est qu'il y en a pour tous les genres d'amateurs. Un raquetteur comme moi, qui fait quelques sorties par hiver, peut avoir facilement accès à la célèbre vallée des fantômes à bord d'un minibus des neiges sur chenilles qui nous dépose à la porte de la montagne. Il suffit de gravir à son rythme les trois kilomètres qui nous séparent du sommet où les fantômes et les momies rivalisent de beauté. On ose même quelques boucles en dehors des sentiers pour vivre l'euphorie de la raquette hors pistes alors qu'on s'enfonce dans la neige poudreuse jusqu'à la taille, un véritable terrain de jeux pour adulte.

« Depuis qu'on a aménagé le pavillon du chalet Dubuc et les autres chalets EXP et Nature, on connaît une hausse sans cesse de fréquentation. Nous allons battre un record cette année avec une hausse de 20 pour cent », expose François Guillot, directeur du parc depuis les 12 dernières années. « La clientèle est véritablement impressionnée par ce pavillon d'accueil en bois rond qui est occupé autant l'été que l'hiver, pour nous c'est le succès par-dessus les succès », dit-il.

« Présentement, la vallée des fantômes compte pas moins de 210 cm de neige au sol et il est tombé près de sept mètres de neige depuis le début de l'hiver. Lors des derniers redoux en ville, nous avons reçu 20 et 40 cm de neige », fait savoir le directeur qui se réjouit de la fréquentation de son parc.

Bien que les visiteurs proviennent de partout au Québec, François Guillot remarque depuis quelques années une augmentation de la fréquentation au quotidien. « Les gens de la région se sont approprié le parc et le visitent de plus en plus tant en période estivale qu'en hiver », fait valoir celui qui estime à environ 40 000 le nombre de visiteurs annuellement dans le parc national des Monts-Valin.

« On refuse du monde, notre capacité d'hébergement est de 85 personnes dans les différents chalets et refuges. En revanche, les différents sites d'hébergement en périphérie du parc comblent les besoins de la clientèle. On note aussi une augmentation de la clientèle européenne en fréquentation quotidienne. Les touristes européens qui viennent dans la région choisissent de plus en plus de visiter nos sommets enneigés », fait remarquer celui qui est aussi directeur du parc national de la Pointe-Taillon.

Si on refuse du monde, est-ce que ça veut dire qu'il pourrait y avoir d'autres projets pour construire de nouveaux chalets ? « Nous n'avons pas de nouveaux projets d'hébergement en montagne pour le moment, mais on songe peut-être à modifier notre offre au pied de la montagne, on travaille là-dessus », de confier le directeur d'un des plus beaux parcs à neige du Québec.

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