Le gentil Carey Price

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Florence a rencontré Carey Price en 2012 dans... (Photo La Presse, Bernard Brault)

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Florence a rencontré Carey Price en 2012 dans le vestiaire du Canadien et le gardien a fait preuve d'une grande gentillesse.

Photo La Presse, Bernard Brault

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Dans Le Quotidien de vendredi, le collègue Martin Lafrenière du Nouvelliste de Trois-Rivières signait un texte racontant la présence de Carey Price dans une pourvoirie de pêche sous la glace en Mauricie. Après sa journée de pêche, Carey Price s'est présenté au bar, qui est aussi un relais de motoneigistes. Imaginez un peu l'effet de surprise de voir débarquer le gardien vedette du Canadien de Montréal.

Un bisou de Carey Price sur le front... (Photo La Presse, Bernard Brault) - image 1.0

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Un bisou de Carey Price sur le front à l'âge de 12 ans, on s'en rappelle toute sa vie.

Photo La Presse, Bernard Brault

«Ils ont fait le saut, raconte, amusé, Daniel Grenier, directeur du marketing de la pourvoirie. C'est un gars super sympathique, un gentleman. Il a signé des autographes pendant trois quarts d'heure, une heure, les clients venaient prendre une photo avec lui, les employés aussi. Il prenait vraiment plaisir à rencontrer les gens. Il a probablement rencontré près de 100 personnes. Ce n'était pas un fardeau pour lui», écrit le journaliste.

Ça ressemble en tout point au Carey Price que j'ai rencontré dans le vestiaire du Canadien le samedi 7 janvier 2012 après la victoire de 3-1 aux dépens du Lightning de Tampa Bay. Il avait accepté de rencontrer Florence, la fille de ma conjointe, qui se remettait d'un grave accident à l'hôpital Sainte-Justine à Montréal, je vous en ai déjà fait part.

Florence était en fauteuil roulant ce soir-là, mais elle devait gravir 42 marches d'escalier pour se rendre à l'ascenseur qui menait au vestiaire du Canadien après le match. Le gardien vedette lui avait promis de la recevoir dès qu'elle recommencerait à marcher. 

Elle avait travaillé très fort pendant plusieurs semaines pour retrouver l'usage de ses jambes, avec la photo autographiée de Price dans sa chambre d'hôpital.

Avant d'entrer dans le vestiaire, je voyais défiler devant moi des légendes du hockey qui sortaient du Salon des anciens Canadiens, qui ont pris soin de saluer la petite, qui, elle, attendait de rencontrer son idole. Elle gardait les buts sur l'heure du midi au service de garde à l'école primaire avant son accident. Elle se prenait pour Carey et regardait religieusement les matchs à la télé.

Quand son idole de gardien est arrivé avec son corps d'athlète et un sourire tendre, le coeur de la petite a cessé de battre quelques secondes, c'est sûr! Elle s'est levée de sa chaise, il lui a tendu la main pour l'asseoir à ses côtés en entourant son bras autour d'elle, pour la blottir contre lui. Elle était bien, se sentait aimée et aussi sûrement très chanceuse.

Elle lui a baragouiné quelques mots en anglais pendant qu'il la regardait et lui consacrait toute son attention. Il a autographié quelques objets souvenirs pendant qu'elle continuait à se coller contre lui. Elle en profitait comme un enfant de 12 ans peut profiter d'un moment de bonheur.

Pendant que je prenais des photos, quelqu'un est arrivé avec le bâton que Price a utilisé pendant le match pour l'autographier et lui remettre. Le bâton de hockey est encore dans la chambre de Florence et on le sort pendant les séries, en regardant les matchs, pour que ça porte chance à Price. Après avoir signé le bâton, Price a entouré la petite entre ses deux bras et lui a déposé un bisou sur le front. Tendre moment...

François Gagnon, journaliste sportif à La Presse, a été témoin de ce moment et a rédigé un texte pour faire ressortir le caractère humain du gardien vedette. En voici un extrait: « Si elle est venue rejoindre son héros en fauteuil roulant, la petite fille a effectué, seule, les quelques pas pour passer du fauteuil au banc sur lequel l'attendait le gardien du Canadien, les bras tendus. C'est cette image que j'aurais voulu capter. Cette image, et celle du baiser que Price lui a tendrement déposé sur le front après quelques minutes. Un baiser rempli de tendresse, de compassion aussi, mais également de soutien pour l'effort que la petite venait d'accomplir pour se rendre près de lui. Un soutien pour tous les autres efforts que Florence Boucher devra déployer pour retrouver l'usage complet de ses jambes.

«J'aurais voulu prendre cette photo, mais je ne me sentais pas tout à fait à ma place non plus. J'aurais eu l'impression de profiter du privilège de vivre ce moment vraiment spécial dans la vie de cette petite fille, de ses parents et aussi de Carey Price, qui était visiblement heureux et touché de pouvoir transmettre autant à la petite fille qui le serrait si fort dans ses bras.»

Nous avons cette photo de ce bisou qu'on a toujours conservé comme un moment de vie privée. Florence a accepté que je la publie, et on pense que Price ne nous en voudra pas.

On l'aime Price.

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