La saine gestion des allergies

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De gauche à droite, Lana Boulianne, Julie Touga,... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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De gauche à droite, Lana Boulianne, Julie Touga, Vanessa Thérieault et Alexandra Jackmino font partie de l'équipe du service de garde de l'école Le Roseau de Chicoutimi-Nord.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / On connaît tous des histoires de parents qui veulent faire sortir les plantes à fleurs des écoles parce que leur enfant est allergique au pollen. On a tous entendu des histoires d'horreur concernant des enfants qui ont une allergie aux arachides.

La dernière histoire en liste est celle des restaurants McDonald's qui servent maintenant des produits contenant des noix et qui ne sont pas emballés en sachets individuels comme le tout récent McFlurry SKOR. Sur son site Internet, McDonald's du Canada fait savoir que « par conséquent, tous les produits offerts dans nos restaurants pourraient contenir ou être en contact avec des arachides, des noix et d'autres allergènes. Cela signifie que la contamination croisée entre les noix et d'autres produits à notre menu est possible ». Une pétition initiée par Allergies alimentaires Canada circule sur Internet à ce sujet et de nombreux enfants se disent déçus de ne plus pouvoir aller chez McDo.

Il y a aussi toutes les allergies aux oeufs, aux produits laitiers, aux poissons, aux mollusques et aux crustacés qui causent des problèmes non seulement aux personnes allergiques, mais aussi aux commerçants et autres services publics qui doivent manipuler de la nourriture.

À la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, la politique est claire en ce qui concerne les arachides et les noix ; il est formellement interdit d'en avoir en sa possession et d'en consommer dans les écoles. Les adolescents et les adultes peuvent se prémunir, autant que possible, des dangers de contamination alimentaire, mais qu'en est-il des enfants dans les services de garde en milieu scolaire ?

« La situation des allergies alimentaire est pire qu'avant, il y en a plus, c'est de plus en plus fréquent. Ça prend de la vigilance de la part de tous, mais ce n'est pas difficile à gérer », fait valoir Lana Boulianne, directrice du service de garde à l'école primaire Le Roseau de Chicoutimi secteur nord, qui oeuvre depuis 20 ans dans le milieu scolaire.

« Il faut que tout le monde soit vigilant en tout temps. Ça prend une bonne communication entre les parents, les professeurs, les éducatrices et le traiteur », explique celle qui est responsable du service de garde. Le personnel connaît bien les enfants et chaque cas particulier est bien documenté et connu, mais des notes avec photos sur les élèves allergiques sont bien en vue sur le babillard avec des informations à jour.

« Avec le personnel régulier, ça se passe bien ; mais il faut prendre les mesures nécessaires pour que l'information continue de circuler quand il y a des remplacements. C'est dans les changements que ça demande une attention particulière », indique celle qui accueille entre 60 et 80 enfants par jour au service de garde.

Sur les petites tables de la salle à manger du service de garde, on sait déjà comment ça va se passer. Chaque éducatrice sait déjà qui a apporté son lunch et qui mangera le plat préparé par le traiteur. Le midi où j'ai réalisé l'entrevue, c'est du pâté chinois qu'il y avait au menu. Les parents reçoivent le menu un mois d'avance et savent exactement ce qui sera servi pour chaque jour de la semaine. Les parents peuvent donc décider s'ils préparent une boîte à lunch ou s'ils décident de payer 4,15 $ pour un repas.

« La plupart du temps, les enfants qui souffrent d'une allergie alimentaire apportent leur lunch. Si un jeune oublie son lunch, on communique avec les parents, les autres enfants ne peuvent pas partager le contenu de leur boîte à lunch. Quand il y a oubli, les parents d'enfants allergiques arrivent rapidement avec la boîte à lunch oubliée », indique Lana Boulianne qui compte cinq cas d'allergies cette année pour les jeunes inscrits au service de garde.

En arrivant dans la salle à manger, les enfants passent au vestiaire et s'installent à leur place sur les petits bancs en compagnie de l'éducatrice. Le repas doit se prendre en silence, les jeunes chuchotent en mangeant. « Le bruit amène le bruit et ça excite les jeunes, alors c'est important de gérer le silence », précise l'éducatrice. L'école Le Roseau accueille également des enfants avec un trouble du spectre de l'autisme (TSA) et le bruit fait qu'ils se désorganisent, alors le silence est de mise.

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