25 ans des Blue Velvet

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Michel Boivin, propriétaire d'Identification Sport, célèbre le 25e... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Michel Boivin, propriétaire d'Identification Sport, célèbre le 25e anniversaire du premier spectacle des Blue Velvet au Vio restaurant, le 25 janvier 1992. Sur la photo, il montre l'affiche pour le spectacle donné au Palais Montcalm à Québec.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Il y a 25 ans, le 25 janvier 1992, se jouait sur la scène du Vio restaurant le premier spectacle des Blue Velvet, une formation musicale, un peu burlesque, qui a diverti les Saguenéens pendant une dizaine d'années. Un anniversaire que Michel Boivin a pris plaisir à souligner, mardi, alors qu'il sortait les vieilles photos d'un tiroir de classeur de son bureau chez Identification Sport.

«On a donné 398 shows en 10 ans, tous à guichet fermé, une belle épopée qui nous a procuré beaucoup de plaisir», se souvient l'homme d'affaires qui était l'un des chanteurs vedettes de la formation en compagnie du très coloré Jean-Guy Boulianne qu'il surnommait amicalement «le gros».

«À la fin, nous étions huit sur scène et on faisait 62 bouts de chansons. Quand on jouait le segment de la soirée de noces avec L'incendie à Rio, Cet anneau d'or ou les différentes chansons du yé-yé avec les Baronnets, César et les Romains et le petit gros des Classels, ça brassait et ça chantait dans la salle», raconte Michel Boivin.

Les 40 ans et plus du Saguenay se souviennent de Jean-Guy Boulianne avec sa trompette et son «black-face» quand il interprétait What a wonderfull world en imitant Louis Amstrong et de toutes les imitations cocasses qu'ils faisaient sur scène avec Michel Boivin et leurs acolytes. Tous se rappellent aussi de Michel Boivin imitant le «petit gros des Classels» avec des chaussures aux genoux et sa perruque blanche.

Les Blue Velvet, c'est l'histoire d'un spectacle d'un soir qui s'est répété 398 fois en 10 ans. «Il y avait un nouveau neurochirurgien à l'hôpital, Léo Cantin, qui jouait de la guitare et qui se cherchait des compagnons pour jouer des tounes. Je lui ai présenté Michel Boivin (son homonyme) qui jouait de l'orgue et j'ai dit à mon frère Robert de se louer une batterie pour les accompagner. Je me suis proposé pour être l'animateur. Ils m'ont demandé de chanter Splish splash (tout en prenant mon bain) et L'incendie à Rio. La salle était pleine», dit-il.

«Au début des années 80, j'étais actionnaire dans le bar Le Stade à Chicoutimi et on faisait des spectacles de lipsink et j'avais fait un peu de scène pour le plaisir. C'est Léo Cantin qui m'a demandé de chanter pour de vrai sur leur musique. Je ne voulais pas, je ne sais pas chanter, mais finalement, à force, de pratiquer j'ai fini par pousser quelques notes», relate-t-il humblement.

«Nous avons refait cinq autres spectacles par la suite, mais c'était toujours les mêmes clients du restaurant qui rachetaient les billets pour nous revoir faire les fous. Alors on ajoutait des numéros chaque fois», raconte Michel Boivin qui sort le vieux chapeau qu'il utilisait pour imiter Raymond Lévesque avec sa chanson Quand les hommes vivront d'amour à la fin du spectacle.

Tout le répertoire yéyé y passait en plus des trois générations d'Elvis, le petit, le moyen et le gros, sans parler de Johnny Farago. «On commençait la vente de nos billets le mardi suivant la fête du Travail en septembre. En 1996, on a vendu 6000 billets de 9 h à midi, ce qui représentait 20 spectacles devant 300 personnes», détaille Michel Boivin qui garde de bons souvenirs de cette époque. La dernière représentation a eu lieu le 14 décembre 2001.

«En 2000, j'étais associé à un groupe d'hommes d'affaires et nous avions acheté la concession de l'équipe de hockey des Saguenéens. Ça devenait difficile à conjuguer les deux projets en même temps. Jean-Guy Boulianne devait se faire opérer pour une chirurgie bariatrique afin de régler ses problèmes d'obésité morbide. Nous avions convenus de faire peut-être cinq spectacles par année, juste pour le plaisir, après son opération, mais il est décédé des suites de cette opération en février 2003», raconte Michel Boivin.

«Trouve-moi un gros qui chante et on se fait un spectacle pour notre 25e», dit-il à la blague pour simplement souligner que sans Jean-Guy, il n'y a plus de Blue Velvet. Le restaurant était plein chaque soir de spectacle et toutes les chansons de l'époque de Jeunesse d'aujourd'hui, l'émission musicale diffusée le samedi soir à un des deux postes de télévision qui existaient à l'époque.

C'était un petit clin d'oeil historique, en ce mercredi 25 janvier, pour souligner une belle folie passagère qui a marqué une époque.

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