10 buts, 16 ailes

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Il suffit de goûter aux nouveaux menus dans le nouveau décor de la Cage brasserie sportive de Chicoutimi pour apprécier les changements apportés.

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Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / La Cage brasserie sportive et le chef Louis-François Marcotte présentaient quelques nouveaux plats au menu du restaurant, mardi midi, à Chicoutimi. Face à l'écran géant, le troisième plus gros au Québec, on se met à discuter avec le président de la Cage au Québec, Jean Bédard, et ça ne prend pas deux secondes que la conversation bifurque vers la victoire de 10 à 1 du Canadien face à l'Avalanche du Colorado, le 10 décembre dernier.

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De nouveaux plats ont été ajoutés au menu de la Cage brasserie sportive

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«Nous avons une promotion depuis huit ans avec le Canadien voulant que chaque fois que l'équipe marque cinq buts, nous donnons huit ailes de poulet gratuites aux clients qui se présentent au restaurant avec un coupon qu'ils ont téléchargé sur Internet. Mais là, à neuf buts, les réseaux sociaux ont commencé à s'enflammer. J'étais à Toronto pour la finale de soccer et Louis-François m'a téléphoné. "À dix buts, est-ce qu'on va à 16 ailes? Ça ne parle que de ça dans les restaurants". La décision a été prise rapidement et la réponse était oui», raconte le président de la brasserie sportive.

Mais les restaurateurs ont connu une grosse semaine et ils ont manqué d'ailes pour répondre à la demande! «On a fait ouvrir l'entrepôt d'Exceldor à Saint-Anselme à Québec, en plein dimanche, pour charger deux camions de transport pour distribuer 280 000 ailes de poulet à Québec et Montréal. Une tempête de neige nous a empêchés d'approvisionner Chicoutimi et Alma, mais nous avons étiré le délai pour la clientèle alors que d'autres ont reçu des cartes cadeaux», raconte le grand patron des 47 Cage brasserie sportive du Québec.

Repas dégustation

Lors du repas dégustation de mardi midi, deux clientes avaient été invitées par le propriétaire du restaurant pour participer à l'événement, un peu pour s'excuser de ne pas avoir pu leur servir des ailes le lendemain de la promotion. Il y a quand même 17 500 clients qui sont venus dans les restaurants pour manger leurs 16 ailes gratuites, une façon de célébrer un événement qui n'était pas arrivé depuis le 14 février 1990 alors que le CH l'avait emporté 10-1 contre les Canucks de Vancouver. Ce fut toute qu'une passe de marketing.

Le propriétaire de la Cage de Chicoutimi, Vincent Harvey, un petit gars d'Arvida, était fier de recevoir le vice-président restauration responsable de l'image de marque de La Cage, Louis-François Marcotte, chef cuisinier et animateur bien connu dans le mode de la cuisine. «Nous avons fait un virage progressif. Les chefs ont embarqué dans le mouvement, ils ont suivi des cours de formation à notre académie de cuisine, nos sauces sont faites maison, nos produits sont plus frais et de meilleure qualité», fait valoir le chef.

Nous avons dégusté sept nouveaux produits sur l'heure du midi, des plats très loin des menus de brasseries qu'on connaît. Un taco de filet de morue avec un mélange de chou rouge et vert avec salsa de tomates fraîches assaisonnée d'aïoli, de coriandre et de lime; une salade érable et chèvre chaud avec juliennes de betterave, oignons marinés, raisins dorés, figues (c'est étonnant comment l'ajout d'une figue peut changer le goût d'une salade), pacanes caramélisées, vinaigrette au sirop d'érable et vinaigre de cidre; salade japonaise avec boeuf grillé, pain plat à la viande fumée avec salade de roquette et copeaux de parmesan avec sauce raifort et Dijon; ajoutez à cela un burger de boeuf et chair de saucisse, un tartare de boeuf, des ailes de poulet au sirop d'érable avec paprika fumé et un gâteau au fromage, arrosez le tout avec deux bières Griffintown montréalaises et je vous jure que votre après-midi de travail est lourd!

«Les femmes se sentent beaucoup plus chez elles avec ce genre de menu et les nouvelles modifications à l'intérieur de l'établissement», met en relief le propriétaire.

«Il faut faire plus, les gens cuisinent de plus en plus à la maison et il faut leur offrir de quoi de différent. Nos chefs ont retrouvé le plaisir de la créativité culinaire», raconte Louis-François Marcotte qui réinvente le menu des brasseries québécoises. La cuisine industrielle tire à sa fin.

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