Beau malaise pour Perizzolo

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Martin Perizzolo était invité à vivre la situation... (Photo tirée de ZTélé)

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Martin Perizzolo était invité à vivre la situation périlleuse d'un gars perdu en forêt, inspiré d'un fait vécu, en compagnie de Francis Bouillon, ex-défenseur du Canadien de Montréal, le chef d'expédition.

Photo tirée de ZTélé

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE/ L'humoriste et comédien Martin Perizzolo, qu'on voit dans les Beaux malaises avec Martin Matte, aussi le fameux Benoît qui sait tout dans les publicités sur les fromages du Québec, a pété sa coche dans l'émission Expédition extrême présentée à Z télé, émission à laquelle participe André-François Bourbeau, notre docteur en plein air de l'UQAC, spécialiste de la survie en forêt.

Martin Perizzolo était invité à vivre la situation périlleuse d'un gars perdu en forêt, inspiré d'un fait vécu, en compagnie de Francis Bouillon, ex-défenseur du Canadien de Montréal, le chef d'expédition. Après des heures et des heures de randonnée en forêt, dans les monts Chic-Chocs dans le parc national de la Gaspésie, André-François Bourbeau s'arrange pour se perdre dans le bois avec ses coéquipiers d'expédition et revivre en reconstitution la mésaventure d'Andrew Chen survenue en septembre 2010.

Les membres de l'expédition doivent traverser un ruisseau à gué et se mouiller les pieds pour peut-être trouver leur route et fort probablement dormir à la belle étoile en soirée. L'humoriste est à bout de nerfs. «Là stie, je ne comprends pas, je fais chier tout le monde depuis à matin, j'ai pas dormi de la nuit hier, je ne sais pas où je vais dormir à soir, là je vais avoir les pieds trempes, je vais attraper la mort, c'est ça que vous me dites? ... Là il faut recréer la stupidité de quelqu'un... Faut que je me crisse les pieds dans l'eau? Je ne comprends pas le but du show stie, on a le choix de ne pas le faire, pourquoi on le fait... Je vais fumer ma clope pis je vais me crisser à l'eau après stie si vous voulez j'ai pas le choix...»

Francis Bouillon profite de ce beau malaise pour sacrer une volée de bois vert à la face du comédien qui exprimait son écoeurement. Après lui avoir expliqué le concept de l'émission, il dit à Perizzolo: «Pourquoi tu ne veux pas mettre tes pieds dans l'eau, on a une équipe avec nous, je ne comprends pas ta panique... Penses-tu qu'on va te laisser mourir ici, penses-tu que les gars de l'équipe sont des épais? Crie pas... on va te sortir d'ici, on ne se battra pas avec personne... Si tu veux crisser ton camp tu peux le câlisser ton camp... Ton attitude plate ça fait chier en ostie là... t'as le choix de ne pas le faire...», de lancer l'ancien joueur de hockey comme ils sont capables de se parler entre deux périodes.

Finalement, l'équipe a décidé de mettre fin au tournage et de sortir Martin Perozzolo du bois. «Martin a atteint ses limites. J'ai vu ça des dizaines de fois pendant l'enseignement au bac en plein air. C'est normal, on l'a sorti de sa zone de confort, j'ai peut-être poussé un peu trop loin», concède André-François Bourbeau, qui joue le rôle du spécialiste en survie en forêt dans ces expéditions extrême.

«Les gens ne devraient pas le juger (les réseaux sociaux se sont enflammés), il a pris l'avion pour le trajet Montréal-Gaspésie, on a fait deux heures de pick-up dans des chemins forestiers très étroits à la noirceur, il s'est tapé 45 minutes de quatre roues assis derrière moi, le soir avec des branches dans la face. On l'a fait coucher dans un refuge, un carré de tente 10 X 12 avec des souris, il n'a pas dormi de la nuit. On part le matin et on monte jusqu'à 1500 pieds d'altitude, il n'a pas mangé, il a mal à la tête; il était en dehors de ses limites en partant le matin», raconte André-François Bourbeau, qui a gardé son calme légendaire tout au long de l'émission.

«Son attitude ne m'a pas déstabilisé. J'ai vu ça souvent en expédition quand les gens sont épuisés, il a eu une relation normale pour un citadin. C'est le côté extrême de cette série», fait valoir le gars du célèbre surviethon. Le docteur en plein air a bien aimé son expérience, mais il avoue avoir trouvé ça difficile à plusieurs reprises. «J'ai 63 ans et oui la misère est optionnelle. Ce n'est pas nécessaire d'aller à l'extrême, je pourrais me contenter d'un rôle de consultant à l'avenir», dit-il, même s'il ne ferme pas la porte à ce genre d'expérience pour faire connaître ses techniques de survie.

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