La ville aux huit rivières

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Robin Tremblay, un sylviculteur et propriétaire forestier du... (Photo Le Quotidien, Yohann Gasse)

Agrandir

Robin Tremblay, un sylviculteur et propriétaire forestier du secteur nord de Chicoutimi, a reçu le «Vert boisé d'or», mardi, de l'organisme Les Verts boisés du fjord, pour la conservation et la mise en valeur remarquable des propriétés.

Photo Le Quotidien, Yohann Gasse

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / On ne s'en rend plus compte, mais nous vivons entourés de cours d'eau. À vol d'oiseau, quand on regarde la ville de Saguenay, on constate qu'elle est sillonnée par huit rivières, une distinction unique sur le plan géographique. Les rivières Shipshaw, aux Sables, Chicoutimi, du Moulin, Caribou, Ha! Ha!, à Mars et Saguenay constituent un immense réseau tentaculaire autour duquel la ville de Saguenay s'est développée. Ces rivières recèlent des décors d'une grande beauté qui ne demandent qu'à être mis en valeur.

L'organisme Les Verts boisés du fjord, qui veille sur nos hameaux de verdure, s'intéresse à ces rivières, à leur protection et à leur accessibilité. Mardi, en rencontre de presse, on a dévoilé la proposition d'aménager un circuit des rivières et du patrimoine riverain pour l'arrondissement de Chicoutimi. Imaginez, un circuit ceinturé par une piste cyclopiétonnière qui part de Chicoutimi-Nord, qui traverse le Saguenay pour longer la Zone portuaire jusqu'à l'embouchure de la rivière du Moulin, qui longe ensuite cette rivière dans une forme de parc linéaire jusqu'à Laterrière, derrière l'usine de Rio Tinto, qui traverse jusqu'au barrage du Portage-des-Roches pour ensuite longer la rivière Chicoutimi jusqu'à La Pulperie, la petite maison blanche, pour ensuite finir au poste de traite.

Véloroute des rivières

Chicoutimi pourrait se targuer de posséder la plus belle véloroute des rivières de la région. Imaginez un instant qu'on puisse partir du centre-ville de Chicoutimi en vélo et qu'on puisse se rendre jusqu'à Laterrière sur une piste cyclable qui longe ces deux rivières qui se jettent dans le Saguenay. Ça fait rêver.

«On voudrait que les élus portent ce projet et l'inscrivent dans le prochain schéma d'aménagement. On souhaite que Saguenay se dote d'une politique de mise en valeur des rivières et de la foresterie urbaine. Nous avons consacré plus de 1500 heures de travail dans ce dossier», fait valoir le président de l'organisme, Gilles Tremblay.

Il existe déjà plusieurs liens autour de cette boucle des trois rivières. À compter de l'automne 2017, une nouvelle piste de plus de trois kilomètres sera aménagée dans le parc de la Rivière-du-Moulin de son embouchure sur le Saguenay pour rejoindre la Zone portuaire.

«La rivière Chicoutimi et la rivière du Moulin traversent en majorité des zones agricoles et des terrains municipaux. On ne peut pas morceler des terres agricoles, mais on peut faire des cessions de servitude de conservation. Notre organisation possède également le statut de fiducie foncière détentrice d'un numéro de charité pour des reçus d'impôt. On peut recevoir des dons de terrains que les donateurs peuvent déduire de leurs impôts», détaille Gilles Tremblay, un ancien urbaniste de la ville de Chicoutimi.

«Il y a des plans de développement de corridors verts pour la rivière aux Sables à Jonquière, pour les rivières à Mars et Ha! Ha! à La Baie. Il faut que les élus de l'arrondissement de Chicoutimi prennent en considération cette proposition d'aménagement d'un circuit des rivières pour mettre en valeur et développer notre patrimoine riverain et de boisés naturels», soutient Gilles Tremblay.

Vision d'ensemble

Ça prend une vision d'ensemble pour développer un tel projet qui traverse à peu près tous les quartiers de Chicoutimi et de Laterrière. Le conseiller Luc Black-burn, par exemple, pourrait faire avancer le dossier pour Laterrière et parler à Jacques Fortin pour le secteur de La Pulperie et avec Josée Néron pour le parc de la Rivière-du-Moulin.

J'imagine, à la lecture d'une opinion de Luc Blackburn publiée dans nos pages mardi, que le conseiller de Laterrière et Josée Néron ne sont pas de grands amis, mais ça vaudrait la peine qu'ils unissent leurs forces pour faire avancer ce projet.

Ça fait longtemps qu'on n'a pas vu les élus de l'arrondissement de Chicoutimi défendre un projet d'une voix commune. Peut-être faudra-t-il attendre après les élections de 2017 pour assister à un véritable travail d'équipe qui va bénéficier à l'arrondissement.

L'homme qui plantait des arbres

Robin Tremblay, un sylviculteur et propriétaire forestier du secteur nord de Chicoutimi, a reçu le «Vert boisé d'or», mardi, de l'organisme Les Verts boisés du fjord, pour la conservation et la mise en valeur remarquable des propriétés. En 20 ans, Robin Tremblay a planté plus de 10 000 chênes sur ses terres qu'il va léguer à l'organisme pour en faire un parc de conservation qu'il a baptisé la Réserve naturelle de la rivière Caribou, un lot boisé de 30 hectares (0,30 km2) longeant cette rivière qui traverse Saint-Honoré jusqu'au Saguenay. Il a planté les glands de chêne dans des pots et les a transplantés sur son lot à bois où il passe tout son temps. Des sentiers seront aménagés à partir de 2017 et les gens pourront découvrir cette forêt aménagée été comme hiver.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer