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Pour devenir réserviste, il faut accepter les règles... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Pour devenir réserviste, il faut accepter les règles militaires comme le port de l'uniforme, les cheveux courts, la barbe bien rasée, pas de bijoux apparents, pas de tatouages apparents et une bonne condition physique. « L'image des forces armées est importante et le respect de la hiérarchie est de mise. Il faut de la discipline », met en lumière le capitaine Tony Allaire.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Si j'avais plus de 16 ans et que j'avais un intérêt pour tout ce qui est armée et militaire, les armes à feu, le port de l'uniforme, le travail en équipe, l'aventure, la discipline et que je voulais me faire un peu d'argent de poche, je m'engagerais comme réserviste dans le Régiment du Saguenay.

En fait, devenir fantassin, c'est avoir à la fois le beurre et l'argent du beurre (et j'oserais dire les faveurs de la crémière). Les réservistes vivent des expériences militaires sans s'enrôler dans l'armée régulière tout en continuant de travailler dans leur métier au civil. Le réserviste doit se présenter les mardis soirs et les fins de semaine à la caserne du Régiment pour parfaire sa formation de fantassin en plus d'occuper un emploi à temps partiel.

« Un militaire dans l'armée régulière doit signer un contrat de cinq ans et doit se soumettre aux mutations obligatoires partout au pays en plus de participer à des missions à l'étranger. Un réserviste ne signe aucun contrat à long terme, peut faire carrière toute sa vie en demeurant dans sa région tout en maintenant son emploi au civil, peut intégrer un autre régiment partout au pays s'il déménage sans perdre ses acquis et peut, sur une base volontaire, partir en mission au sein de la régulière », explique le capitaine Tony Allaire, responsable des affaires publiques au Régiment du Saguenay, rencontré lors d'une soirée portes ouvertes, mardi.

Les réservistes peuvent également choisir un emploi comme technicien en armement, technicien en véhicule, chauffeur de véhicule, commis à la gestion des ressources, technicien en approvisionnement, cuisinier ou même musicien. En participant aux activités de formation le mardi soir et les fins de semaine, un réserviste peut facilement faire entre 250 $ et 300 $ de revenu par semaine. Il faut ajouter à cela une rétribution par kilométrage (à une certaine distance) pour les déplacements, l'assurance dentaire et autres avantages selon les missions. En plus de ces revenus pour parfaire leur formation de fantassin et développer une expertise dans un métier, le réserviste peut se faire entre 10 000 $ et 15 000 $ durant l'été.

Le Régiment du Saguenay exige d'un réserviste qu'il soit âgé de 16 ans et plus et qu'il ait complété un secondaire IV. Imaginez par exemple un élève en mécanique automobile de l'École secondaire L'Odyssée Dominique-Racine qui complète un DEP. Il pourrait devenir fantassin de la réserve et occuper un emploi de technicien de véhicule en plus de développer des aptitudes en leadership et apprendre des notions de discipline et de travail en équipe.

Évidemment, il faut accepter les règles militaires comme le port de l'uniforme, les cheveux courts, la barbe bien rasée, pas de bijoux et de tatouages apparents et une bonne condition physique. « L'image des forces armées est importante et le respect de la hiérarchie est de mise. Il faut de la discipline », met en lumière le capitaine Allaire.

Il faut souligner qu'une « nouvelle armée » a fait son arrivée, depuis le milieu des années 1990. « Avant, il fallait casser le soldat pour en faire un militaire, aujourd'hui la discipline se fait dans le respect des individus en exploitant ses forces », dit-il.

La plupart d'entre nous ont en mémoire les films populaires d'Hollywood avec des soldats qui font des pompes à longueur de journée, qui doivent rester au garde-à-vous pendant des heures sous le soleil ou sous la pluie et qui doivent laver les chiottes avec des brosses à dents ou se taper les corvées de patates. « Il y a de l'entraînement physique et des exercices de troupes pour la parade et les manoeuvres militaires. On fait encore des «push-up» et des exercices, mais ce n'est plus comme avant », assure le capitaine.

Le commandant du Régiment du Saguenay, le lieutenant-colonel André Simard, qui est en pleine période de recrutement, fait valoir l'importance pour son unité de rayonner dans la population. « Nous oeuvrons dans l'ombre de la base de Bagotville et ce n'est pas toujours facile pour nous de nous faire connaître et de nous distinguer auprès de la communauté. Notre rôle de soutien est très important. La population civile apprécie notre présence lors d'événements comme la crise du verglas, le déluge, ou lors d'inondations ou de feu de forêt, des situations où il faut soutenir les populations. Notre rôle n'est pas seulement d'ordre militaire. Nous sommes là pour supporter les civils », fait valoir le commandant du Régiment du Saguenay.

Le Régiment du Saguenay organise une journée portes ouvertes le samedi 8 octobre, de 10 h à 16 h, au Manège militaire, situé au 2578, Chemin de la Réserve, Chicoutimi. Plus de 180 militaires, dont 22 musiciens, font partie du régiment.

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