Chien pas de laisse

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CHRONIQUE / J'aimais bien, cet été, lors de belles journées ensoleillées, aller... (Photo 123RF)

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Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / J'aimais bien, cet été, lors de belles journées ensoleillées, aller faire une marche ou un peu de course à pied dans une magnifique route de chalet sur la Pointe de Chambord au Lac-Saint-Jean. Vous savez ce genre d'endroit à rendre jaloux tous les amants de la nature ou les amateurs de course à pied tellement le décor est magnifique et lumineux, où les odeurs et le vent vous amènent ailleurs?

Malheureusement, je n'y vais plus. Les deux fois où j'ai voulu le faire cet été, je suis tombé sur une espèce de gros chien noir, un caniche royal qu'on m'a dit, pas attaché qui s'est mis à courir sur le terrain pour traverser la rue en se plantant devant moi en grognant. J'ai viré de bord. L'autre fois, le chien s'est mis à japper après moi à partir du terrain en courant en ma direction, j'ai viré de bord avant qu'il se pointe devant moi et j'ai délaissé l'endroit.

Ça m'écoeure un peu. Je veux bien croire que notre chalet est situé à la campagne, mais il y a de nombreux chalets dans le secteur où plusieurs personnes se promènent à pied ou à vélo. À cause d'un propriétaire d'un chien probablement très gentil, j'ai perdu ma «trail» préférée pour marcher et courir au bord du lac Saint-Jean.

J'ai peur des chiens, ils ne m'aiment pas, moi non plus. Ils passent leur temps à vouloir me mordre. Si on part à vélo en groupe et qu'un chien se met à courir après les cyclistes, c'est sûr que les mollets qu'il va croquer seront les miens. «C'est parce qu'il sait que tu as peur qu'ils te jappent après», me disent ceux qui ont des chiens. «Reste calme, il ne te fera pas de mal», qu'on me dit.

Le vertige n'est pas moins menaçant pour quelqu'un même si on lui dit de rester calme, la hauteur va toujours nous faire peur. C'est pareil pour les chiens, chaque fois que j'en rencontre un qui n'est pas attaché, gros ou petit, il se précipite sur moi pour me sentir et me baver dessus. Je ne descends jamais de l'auto s'il y a un chien en liberté sur le terrain, c'est sûr qu'il va vouloir me bouffer...

L'autre jour sur la rue Racine un maître a attaché son gros chien à un poteau de téléphone, j'ai changé de trottoir. J'ai changé de trajet de course à pied à Chambord à cause d'un chien; c'est chiant. Je ne commencerai pas à téléphoner à la municipalité pour me plaindre et il est hors de question que je parle au propriétaire pour lui dire que son chien est toujours en liberté sur son terrain. Je le vois en voiture et j'ai des frissons.

J'ai toujours les fesses serrées quand un propriétaire de chien se promène avec son animal de compagnie sans laisse, que ce soit dans un parc, comme le Parc de la Rivière-du-Moulin ou ailleurs. Le destin a voulu qu'un chien arrive dans ma vie. La fille de ma blonde, après un gros accident, a eu la permission d'avoir son chien à la maison, une bénédiction pour elle, pour qui le mot zoothérapie prend tout son sens. Son chien, un fox-terrier, m'a-t-elle dit, l'a aidée à passer au travers de ses épreuves. Le chien et moi ne sommes pas de bons amis, on se tolère mutuellement. Il grogne, ça m'énerve. Il jappe, ça m'énerve. Il saute pour s'amuser, ça m'énerve. Je dois probablement lui tomber sur les nerfs aussi, car il n'a jamais aimé mes caresses.

Récemment, j'ai entendu notre chroniqueuse Mélissa Viau, auteure de la Page à Picotte, raconter sur les ondes de KYK Radio X au micro de Richard Courchesne son expérience au Parc national de la Jacques-Cartier dans le réseau de la SÉPAQ avec ses trois chiens. Elle a démontré encore une fois que le véritable problème dans le fond ce ne sont pas les chiens, mais les maîtres.

C'est un projet pilote pour la SÉPAQ de permettre les chiens sur ce territoire. Mélissa a rencontré des propriétaires de chiens qui ne les attachaient pas et des propriétaires qui disaient n'importe quoi pour justifier le fait que leur chien courait en liberté alors qu'elle devait déjà s'occuper de ses trois chiens, elle devait aussi gérer le comportement des chiens des autres.

Ce qui m'a le plus fait rire c'est que les réprimandes des maîtres à l'égard de leur animal de compagnie étaient plus dérangeantes, faisaient plus de bruit, que les jappements des chiens. «C'était plus dérangeant d'entendre les expressions ''NON, fais pas ça'' où ''arrête'', ou ''viens ici'' ou encore le tintement de canettes ou de bouteille que les maîtres brassaient sur le terrain de camping pour enterrer le jappement de leur chien», a-t-elle racontée.

Ce serait plus utile de donner des cours de dressage aux maîtres qu'aux chiens dans bien des cas.

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