Même le vérificateur chiale contre l'asphalte

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Les scènes du genre sont fréquentes au printemps... (Archives Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Les scènes du genre sont fréquentes au printemps à Saguenay.

Archives Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Le vérificateur général de Saguenay nous apprenait cette semaine que les routes de la cité du maire Jean sont en mauvais état. Enfin, nous ne sommes plus les seuls à dénoncer cette situation, ce n'est plus seulement du chialage de chroniqueur ou de quelques citoyens mécontents, c'est écrit dans un rapport officiel. Ça ne change rien à l'état des routes, mais au moins, ça va mettre un peu de pression sur nos élus pour en faire un peu plus dans l'avenir.

Chaque fois que je vois des travailleurs qui allongent de l'asphalte dans une rue, j'ai toujours l'impression qu'ils font la moitié seulement de ce qui devrait être fait. On dirait qu'ils font exprès d'arrêter juste quand il en faudrait 30 mètres de plus. Des fois l'évidence est incroyable, pourtant les travailleurs sont là, l'asphalte est là, la machinerie est là, tout est là, mais ils arrêtent, comme si la Ville n'avait pas les moyens de mettre 30 mètres d'asphalte de plus.

Le vérificateur a aussi fait remarquer qu'il n'y a pas de plan d'intervention à long terme et qu'il n'existe pas de liste des rues avec l'état de la chaussée et un échéancier de travail. Il me semble que les citoyens devraient être capables d'aller sur le site Internet de la ville et de trouver la liste de l'ensemble des rues avec un diagnostic.

Le nom de la rue pourrait y figurer avec l'état de la chaussée sur une échelle de 1 à 10, 1 étant du nouvel asphalte de l'année et 10 à faire en urgence. Les élus devraient privilégier les rues situées autour des édifices publics comme les hôpitaux, l'université, les cégeps, les centres commerciaux et les artères les plus fréquentées. Ce n'est pas normal qu'un ambulancier dise à son passager de bien s'accrocher, car ça va faire mal, on arrive près de l'hôpital.

Je veux bien comprendre qu'on néglige un peu dans les quartiers résidentiels, la circulation est lente et plus limitée, mais il me semble que ça ne devrait pas être compliqué de s'occuper des artères principales en priorité. Dans le passé, le maire Tremblay a consacré 10 millions $ par année en moyenne pour l'entretien des routes, un montant nettement insuffisant. En 2015, Saguenay a investi 13 millions $ dans nos routes et cette année l'investissement atteindra 20 millions $. Comme 2017 est une année électorale, ce montant risque encore d'être plus élevé, tant mieux.

Déjà ça paraît, cet été, on constate qu'il y a plus de travaux d'asphaltage que par le passé. Ça fait du bien, on a l'impression que nos taxes sont mieux utilisées. Les conseillers municipaux doivent aussi faire leur travail à cet égard. Ils ont la responsabilité de faire valoir leur point de vue et insister pour investir davantage d'argent dans l'entretien de nos routes. Ça fait des années que la conseillère Josée Néron demande d'asphalter la rue Sydenham entre Talbot et Jacques-Cartier, mais comme elle n'est pas dans le bon parti politique, les citoyens sont privés de travaux sur cette artère qui mène à l'hôpital et au cégep.

J'espère que 2017, une année électorale, incitera les élus de Saguenay à hausser à 30 millions $ les sommes investies sur nos routes pour reprendre un peu de retard. On pourrait même augmenter les taxes pour un an seulement, juste pour gonfler le budget d'entretien routier. Il me semble que ça nous ferait du bien, on serait moins gêné de recevoir la visite. Au lieu de dire «ce n'est pas mieux ailleurs en province», le maire de Saguenay pourrait dire, «ici c'est beaucoup mieux qu'ailleurs en province».

Boulevard Talbot

Les automobilistes qui circulent sur les rues transversales du boulevard Talbot brûlent régulièrement des feux rouges pour s'engager sur le boulevard. La durée du feu vert est trop courte et les chauffards pressés se faufilent sur la rouge. Curieusement, dernièrement les feux rouges clignotaient en raison d'une panne sur une bonne partie du boulevard Talbot et la circulation était beaucoup plus fluide, tant sur le boulevard que dans les rues transversales. Ce serait peut-être une bonne idée de provoquer des pannes sur les heures de trafics pour évaluer les effets bénéfiques des arrêts obligatoires à chaque feu de circulation. Les spécialistes pourraient être surpris.

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