C'est mieux si c'est lumineux

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À la sortie des classes, de nombreux autobus... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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À la sortie des classes, de nombreux autobus attendent les élèves sur le stationnement du Séminaire de Chicoutimi, comme c'est d'ailleurs le cas pour toutes les écoles secondaires, ce qui génère un lot impressionnant de circulation.

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Tout est là pour tuer du monde, mais ça fonctionne quand même. En cette journée de rentrée scolaire, je suis retourné, cinq ans plus tard, à l'angle de la rue Chabanel et du chemin Sydenham, en face du Séminaire de Chicoutimi, où Florence, la fille de ma conjointe, s'est fait écraser par un autobus de la Société de transport du Saguenay (STS). Ça va faire cinq ans, le 5 octobre, et le coin de rue est encore étourdissant même si le Séminaire a pris des mesures pour sécuriser la circulation automobile autour de la bâtisse.

Sur la rue Jolliet, à Chicoutimi, un panneau... (Photo Le Quotidien, Roger Blackburn) - image 1.0

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Sur la rue Jolliet, à Chicoutimi, un panneau lumineux interactif a été placé juste avant la zone scolaire de l'école L'Horizon, à l'angle de la rue Henri-Bourassa. Il intercepte votre vitesse à environ 100 mètres de distance dans une zone de 30 km/h maximum.

Photo Le Quotidien, Roger Blackburn

À 15 h 20, en l'espace d'une minute, dans un rayon de 100 mètres, il sort de la zone scolaire une dizaine d'autobus de la STS qui croisent des piétons, des cyclistes, des jeunes en planche à roulettes, des camions de livraison, des chauffards au pied pesant, un tracteur à gazon et les voitures des parents qui viennent chercher leur enfant. J'étais stationné le long de la rue et j'avais des frissons tellement il y avait des risques survenant de partout. Pourtant, encore une fois, tel un miracle quotidien, il n'y a pas eu d'accident.

On est tellement chanceux qu'autobus, voitures, piétons et cyclistes croisent leur chemin comme ça en fin de journée alors que tout un chacun traverse la rue de façon hasardeuse et que les arrêts au coin de la rue sont en réalité des «cédez le passage». Ça tient du miracle que tout ça se passe comme ça tous les jours.

Lors de la rentrée scolaire, on doit tous un peu aiguiser nos réflexes. Il y a les autobus scolaires sur le chemin et des jeunes qui marchent le long des rues. De nouveaux panneaux de signalisation poussent aussi dans les zones scolaires indiquant des limites de vitesse de 30 km. Ils ont beau être vert fluo, placé au milieu de la rue ou sur le bord du trottoir, les panneaux «30 km maximum» n'arrivent pas à retenir l'attention des automobilistes pressés ou simplement distraits.

Je suis allé vérifier l'impact du panneau de signalisation interactif sur la rue Jolliet, à Chicoutimi, placé juste avant la zone scolaire de l'école L'Horizon, à l'angle de la rue Henri-Bourassa. Le panneau lumineux intercepte votre vitesse à environ 100 mètres de distance dans une zone de 30 km maximum. Ce n'est pas un système parfait, mais ça parle plus que les panneaux de signalisation vert fluo le long de la rue ou que ceux placés en plein milieu de la rue.

Pendant une heure, de 11 h 15 à 12 h 15, j'ai compté 75 voitures qui entraient dans la zone scolaire. Un tiers respectait la limite de vitesse, c'est-à-dire moins de 40 km/h, un autre tiers dépassait la limite de 40 km/h et plus, sans soucis, et l'autre tiers, et c'est là que c'est intéressant, ralentissait quand le panneau lumineux leur indiquait qu'ils allaient trop vite.

Mine de rien, on se sent interpellé quand un panneau indique notre vitesse, disons 48 km/h, et laisse clignoter un voyant rouge qui dit «vous allez trop vite» et un autre voyant rouge disant «danger» quand vous dépassez les 50 km/h. À environ 100 mètres du panneau clignotant, les voitures passaient progressivement de 48 km/h à 40 km/h et 35 km/h avant de rouler dans la zone scolaire. Le panneau lumineux de la rue Jolliet est installé juste devant une courbe et le message a eu un impact sur au moins le tiers des conducteurs.

Avec la technologie des panneaux solaires, le concept peut être moins coûteux et plus facile à installer pour les municipalités. Les autorités de Saguenay devraient songer sérieusement à généraliser l'affichage lumineux interactif dans les zones scolaires et, pourquoi pas, installer un photo-radar pour facturer ceux qui roulent à plus de 50 km/h. Les zones scolaires méritent d'être protégées davantage, la signalisation actuelle en vert fluo n'est pas suffisante.

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