Bégin se revitalise

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Dominique Gaudreault, le nouveau boucher de l'épicerie du... (Photo Le Quotidien, Roger Blackburn)

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Dominique Gaudreault, le nouveau boucher de l'épicerie du village à Bégin.

Photo Le Quotidien, Roger Blackburn

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Trois pompes à essence de la compagnie Pétrole R.L. s'installent dans le village après cinq ans d'absence et un nouveau boucher se joint à l'épicerie. Il n'en faut pas plus pour que Bégin parle de revitalisation. C'est souvent les petites choses dans les petits milieux qui font de grandes différences.

Quand on se rend dans l'arrière-pays, on se demande immanquablement: «C'est qui qui habite ici? Pourquoi les gens vivent ici, si loin à l'intérieur des terres?» Il ne faut pas exagérer non plus, Bégin est à une dizaine de kilomètres de Saint-Ambroise, la ville du Géant motorisé, ce n'est pas le bout du monde.

La directrice générale de Bégin, Peggy Lemieux, estime que le bas prix des terrains (10 000$, trois fois plus grands qu'en ville, eau et égouts fournis) et l'attrait de la nature sont deux motivations importantes pour attirer les gens dans ce village doté de terres agricoles de grande qualité. «En quatre ans, 15 nouvelles familles se sont installées ici, ça fait longtemps qu'on n'a pas vu ça ici», indique la directrice générale qui utilise le mot revitalisation pour qualifier ce qui se passe au village.

Après s'être demandé qui habite ce village, on se demande aussi c'est qui ça M. Bégin. La référence Wikipédia indique qu'il s'agit de monseigneur Louis-Nazaire Bégin qui était évêque de Chicoutimi en 1888 et qui s'est pointé le bout de la soutane à l'époque pour décider où serait construite l'église dans ce nouveau développement initié par le gouvernement du Québec. C'est à cause de lui aussi que le village voisin s'appelle Saint-Nazaire. Pour continuer dans l'histoire, c'est lui aussi, une fois devenu archevêque de Québec, qui a interdit aux habitants d'assister au spectacle de la comédienne française Sarah Bernhardt. C'était le 3 décembre 1905. Louis-Nazaire Bégin avait sommé les fidèles de se méfier du théâtre et de son immoralité. Voilà pour la petite leçon d'histoire pour ceux qui ont le béguin pour Bégin. Le clergé de l'époque encore capable du meilleur et du pire.

Une fois qu'on sait c'est qui M. Bégin, on se demande encore ce qu'on peut faire dans ce petit village. «Nous avons des sentiers de ski de fond comme ceux du Norvégien à Jonquière ici. C'est un paradis pour la villégiature. Nous allons développer des terrains sur le bord de l'eau avec les services et les terrains seront dix fois plus grands que ceux de la ville», fait valoir la directrice générale qui a déjà vendu sa maison à un homme de Montréal qui voulait enfin à la retraite quitter la grande ville pour la nature.

L'épicerie du village organisait un 5 à 7 jeudi pour recevoir la clientèle et partager avec eux les changements faits à l'intérieur du commerce pour dynamiser l'entreprise. Le nouveau boucher, Dominique Gaudreault, a profité du support de la MRC du fjord qui supplie au défunt CLD pour accompagner les petits projets de développement économique des petits milieux. Le propriétaire de l'épicerie, Valin Pilote, a réussi à redynamiser l'intérieur de son commerce, un bel effort pour redonner du nouveau à sa clientèle, surtout quand on n'a pas les budgets des grandes surfaces.

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