En politique pour le pouvoir

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Ghislain Hudon... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Ghislain Hudon

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / On pourrait l'appeler la Dame du lac. Elle est préfète à la table des préfets et c'est par elle que les maires de la MRC Domaine-du-Roy ont trouvé la voix de la bonne entente et de la collaboration. Elle est aussi la premièremairesse de Lac-Bouchette. Ghislaine Hudon s'est lancée en politique municipale pour faire avancer ses projets. Je l'ai rencontrée dans son petit bureau de l'édifice municipal, «la porte numéro 3 juste à gauche», m'a dit l'employée à la réception.

«Je m'extasie chaque fois que je descends la... (Photo Le Quotidien, Roger Blackburn) - image 1.0

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«Je m'extasie chaque fois que je descends la côte de Chambord sur la route 155, je trouve ça beau», assure la mairesse de Lac-Bouchette et préfète de la MRC Domaine-du-Roy, Ghislaine Hudon.

Photo Le Quotidien, Roger Blackburn

«Je me suis beaucoup impliquée dans ma communauté et j'assistais régulièrement aux réunions du conseil jusqu'à ce que le maire de l'époque me dise de m'asseoir en avant avec eux si je voulais changer des choses. Alors, je me suis présentée comme conseillère», raconte la mairesse pour expliquer son passage en politique.

Après quatre années à titre de conseillère, elle s'est rendu compte que c'est le maire qui décide finalement des projets. Elle voulait que la municipalité fasse construire une résidence pour personnes âgées, mais le maire de l'époque ne croyait pas à la viabilité du projet. Elle s'est fait élire mairesse de Lac-Bouchette et trois mois après, une résidence pour personnes âgées voyait le jour au coeur du village.

«Il y a 17 logements et ils sont tous occupés. Nous avons une liste d'attente de 20 personnes. Les gens sont contents, ça permet aux personnes âgées de vieillir dans leur milieu et, en plus, ça nous permet de garder les familles parce que leurs parents sont ici», explique la mairesse qui est en poste depuis plus de deux ans. Les élus du temps disaient que cette maison serait vide et que c'était un éléphant blanc. La madame savait que le projet était sensé, les gens âgés lui avaient dit qu'ils voulaient une résidence. Suffisait d'écouter.

Elle a encore plein de projets en tête pour les gens de la place. «Je ne suis pas du genre ''ça va bien comme ça, on reste de même''. On n'est pas là pour engranger des surplus, on est là pour donner des services aux citoyens. Les gens de chalet se plaignaient de l'entretien des chemins, on a acheté un ''grédeur''. Comme ça, on ne dépend plus des entrepreneurs et de leurs disponibilités, on le fait quand on veut», élabore la mairesse qui est très au fait des réalités des petits milieux.

Une femme passionnée, qui aime son village. Un retour aux sources pour elle, car elle a grandi à Jonquière et vécu à Montréal pendant 20 ans. «Nous avons acheté la maison de mes grands-parents et la terre familiale. Je vous jure qu'on ne s'ennuie pas de Montréal», dit-elle en riant. «Je m'extasie chaque fois que je descends la côte de Chambord sur la route 155, je trouve ça beau», assure celle qui vit depuis 20 ans à Lac-Bouchette.

Il y a les villageois, les gens de chalets, les étranges, et les autres villages. «On commence à vivre plus ensemble. Les villégiateurs sont souvent des gens de la ville qui désirent s'impliquer dans le développement de notre communauté et ils arrivent avec des idées nouvelles et une autre vision. Ça fait du bien parfois un regard extérieur», dit-elle avec ouverture.

Elle a cette même attitude d'écoute et de collaboration à titre de préfète (quel drôle de mot!) de la MRC Domaine-du-Roy. «On commence à travailler ensemble. On part de loin. Avant, chacun tirait un peu la couverte de son bord, maintenant on pense collectivement. On regarde la possibilité pour la MRC d'embaucher du personnel qui pourrait servir aux différentes municipalités. On n'a pas de monde ici pour administrer le village. Nous avons sept employés, dont trois sur le terrain. On se partage le travail de gestion municipale à quatre personnes. Il faut que je travaille plus de 40 heures par semaine pour monter des dossiers et des demandes de subventions aux gouvernements», détaille la mère de trois garçons qui se dit découragée par la lenteur de la machine gouvernementale pour faire avancer les dossiers.

Elle travaille présentement sur le dossier de la téléphonie cellulaire avec les deux paliers de gouvernement. Les habitants de Lac-Bouchette n'ont pas encore de service Internet et de téléphonie cellulaire. Elle multiplie les interventions auprès de Bell et des députés fédéraux et provinciaux. Elle espère le service pour 2017. Elle attend que les deux gouvernements harmonisent leur programme de subvention pour attacher le projet.

Si monsieur Couillard, notre premier ministre et ministre responsable de la région, ne lui donne pas les services de téléphonie cellulaire pour les gens de son village, elle serait bien capable de se faire élire comme première ministre!

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