Attirer ou éloigner les visiteurs

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Plusieurs produits touristiques se sont développés autour du... (Archives La Presse)

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Plusieurs produits touristiques se sont développés autour du fjord du Saguenay.

Archives La Presse

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Je lance une ligne à mon collègue Luc Larochelle, chroniqueur à La Tribune de Sherbrooke. Je l'invite à jeter un coup d'oeil sur le site cestgéant.com, le volet Web de la campagne promotionnelle estivale de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean. Étant donné que la campagne publicitaire s'adresse principalement aux gens de l'extérieur de la région, je voulais voir comment un gars de l'Estrie recevrait le message.

O

n y propose des trucs de débrouillardise pour parer aux imprévus en vacances tels qu'une crevaison à vélo, allumer un feu sans papier ou comment ouvrir une bouteille de vin sans ouvre-bouteille. Des clips sympathiques pour attirer l'oeil des touristes.

« Coudonc Black, on se croirait dans les années 80 quand on allait à Jonquière au cégep et qu'on se demandait si on allait resté coincé à l'Étape. On est loin de l'image de la région qui s'est fait construire une route d'un milliard de dollars pour en faciliter l'accès. On dirait que si je décide d'aller chez vous pour les vacances, je vais me retrouver avec un paquet de problèmes alors que c'est surtout ce que je veux éviter, des problèmes, quand je pars en vacances », me lance le collègue après avoir visionné les cinq vidéos de trucs et astuces associés à des aventures touristiques dans la région.

« L'idée est originale, ça fait monter un sourire, mais je ne trouve pas ça très invitant. Il n'y a pas de point de chute à la fin du clip. La vidéo se termine et ça ne nous mène nulle part. Si au moins ça nous conduisait sur l'activité touristique mise en vedette à travers les images, ça me permettrait d'aller plus loin dans mes recherches de vacances, critique le chroniqueur sherbrookois. Si la vidéo m'amenait sur une destination au lieu de m'amener sur une catastrophe, il y aurait une démarche logique. Là, on me dirige vers les 24 catastrophes possibles si on va chez vous. L'originalité vient me chercher, il y a du génial dans le concept, mais le point d'arrivée me laisse perplexe », constate l'ancien élève d'ATM. 

Son collègue, le journaliste René-Charles Quirion, a perçu les clips d'un autre point de vue. « Je suis un père de famille, les petits trucs m'intéressent, c'est sympathique comme concept. Est-ce que ça m'a convaincu d'aller là-bas ? Je ne crois pas, mais je connais la région, j'ai de la famille dans le coin. Le site est coloré, c'est tape-à-l'oeil et les images du fjord sont toujours fortes. Quelqu'un qui aime la nature et les grands espaces, il va triper sur le fjord, ça reste un paysage exceptionnel », assure-t-il.

L'industrie touristique régionale investit tout de même 1,3 million $ dans cette campagne estivale qui ratisse large pour rejoindre les gens de partout au Québec avec des incursions à l'international. On s'adresse aux familles, on compte profiter de la dévaluation du dollar par rapport à la devise américaine, on met en vedette le cyclotourisme, la nature, l'aventure, la culture, les événements et notre côté gourmand.

On tente de rejoindre les touristes potentiels par des documents imprimés, des campagnes télé, une présence dans les journaux et via les médias sociaux. « Les kiosques touristiques ne disparaîtront pas, le contact humain est encore très important, mais il faut considérer que la communication via les médias sociaux va se développer davantage dans l'avenir », a fait valoir Maxime Saint-Laurent, directeur des communications et du service aux membres pour le tourisme régional.

En feuilletant le guide touristique de la région, on se rend compte que de nombreux produits se sont développés en marge des gros canons que sont le Zoo sauvage, Val-Jalbert, La Fabuleuse et la Véloroute. Le fjord s'impose dorénavant comme un produit d'appel majeur avec les croisières, le parc du Cap Jaseux avec ses maisons dans les arbres et ses parcours aventures, sur mer et sur terre. « Il y a une "vibe" vélo très forte ces dernières années et nous faisons partie des destinations cyclistes avec la Véloroute des Bleuets et la Véloroute du fjord qui proposent plus de 700 kilomètres de circuit cyclable », fait valoir Maxime Saint-Laurent.

On retient que la région offre de l'aventure pour les vacanciers, un créneau qui est sur la coche et qui s'inscrit dans les tendances des vacanciers. Le tourisme au royaume du bleuet n'est plus seulement l'affaire d'un zoo, c'est aussi vélo, aventure, gourmandise, événements et un fjord.

Ça donne le goût de passer nos vacances ici.

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