Évitez Talbot avec vos vélos

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L'auteur recommande aux cyclistes d'éviter certaines artères.... (Archives)

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L'auteur recommande aux cyclistes d'éviter certaines artères.

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Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Je me suis retrouvé en état d'illégalité à au moins cinq reprises, cette semaine, alors que je doublais des cyclistes sur une voie publique où la limite permise était de plus de 50 km/h. Je n'ai pas pu laisser une distance de 1,5 m entre ma voiture et le cycliste, admettons que j'étais environ à un mètre.

La raison étant que je ne pouvais pas me tasser parce que d'autres voitures arrivaient en sens inverse et qu'elles roulaient presque sur la ligne jaune. J'ai ralenti, mais la distance entre le cycliste et ma voiture n'était pas suffisante. D'autant plus que le sable hivernal n'est pas ramassé partout, l'adepte de vélo ne pouvait pas coller l'accotement.

À deux autres reprises, ma voiture roulait derrière un cycliste et je me méfie toujours un peu, j'anticipe une chute du sportif à vélo et je diminue la vitesse presque à chaque fois. Mais à deux reprises, cette semaine, les voitures qui roulaient en sens inverse ont pris leurs distances par rapport au vélo et ont empiété sur ma voie, ce qui m'empêchait à mon tour de prendre mes distances par rapport au vélo devant moi. Il a même fallu, au contraire, que je donne un coup de volant pour me tasser sur l'accotement afin d'éviter la voiture en sens inverse. Évidemment, j'avais anticipé les manoeuvres et j'ai ralenti suffisamment pour me ranger derrière le cycliste sans le mettre en danger.

Heureusement que j'ai toujours une crainte à la rencontre d'un cycliste et que je ralentis chaque fois. Plusieurs fois, j'adapte ma vitesse à celle du cycliste sur l'accotement pour le sécuriser, surtout sur le boulevard Talbot, et je le dépasse lentement pour m'assurer que la cohabitation se passe bien sur la route.

D'ailleurs, sur le boulevard Talbot, aucun automobiliste ne pourra respecter la distance de 1,5 m, c'est juste impossible avec les trois voies actuelles et le trafic urbain qui comprend un grand nombre de camions de livraison. Pour ma part il serait hors de question de rouler en vélo sur Talbot, c'est vraiment trop risqué, je serais épuisé avant même d'arriver à destination.

Le projet de loi 100 proposé par le ministre des Transports Jacques Daoust, stipule que sur une voie de circulation dont la vitesse est de 50 km/h et plus, l'automobiliste doit ralentir son véhicule et conserver une distance de 1,5 m pour dépasser un cycliste et que dans une zone de moins de 50 km/h, la distance minimale sera d'un mètre. Bien d'accord avec le projet de loi, mais les automobilistes devront être encore plus accommodants parce qu'il ne suffit pas de prendre ses distances, il faut aussi de la courtoisie et de l'anticipation.

Je constate régulièrement que ce ne sont pas tous les automobilistes qui respectent et protègent les cyclistes. Souvent, il faut les considérer comme des piétons. Il ne faut pas hésiter à réduire notre vitesse à celle des cyclistes quand les circonstances l'exigent. Nous n'avons pas le choix, nous sommes obligés à cohabiter sur les routes.

À preuve que le boulevard Talbot n'est pas sécuritaire pour les cyclistes, j'ai été témoin, cette semaine d'un jeune homme roulant à vélo entre les voitures et l'accotement quand il a touché le « cutter » en ciment avec sa pédale, ce qui lui fait perdre la maîtrise de son vélo à deux reprises juste devant ma voiture. J'avais anticipé le danger, juste à voir les deux adolescents, pas de casque, un peu distrait sur le boulevard.

Les automobilistes doivent faire preuve d'une très grande vigilance d'autant plus que les cyclistes délinquants sont de plus en plus nombreux. Et si j'étais un adepte du deux roues, j'éviterais Talbot, c'est une vraie tuerie de rouler là en vélo.

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