Un p'tit café... indépendant!

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
CHRONIQUE / Vous êtes du genre à sortir pour prendre un café chez Tim, chez... (Photo 123RF)

Agrandir

Photo 123RF

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Vous êtes du genre à sortir pour prendre un café chez Tim, chez McDo ou autres grandes chaînes comme Van Houtte ou Café Dépôt? Continuez, je vous encourage à sortir de la maison pour changer le mal de place, voir des gens et vous faire du bien.

Mais ces jours-ci, c'est la Semaine des cafés indépendants et je vous invite à y faire un tour. Vous allez continuer à sortir pour prendre un café ou manger une bouchée, mais vous allez vous offrir une expérience différente. J'ai rencontré Charles-Philippe Tremblay, un des propriétaires de Café Passion sur le boulevard Talbot, afin de voir comment se porte le café au royaume des bleuets.

Le breuvage occupe de plus en plus de place dans nos habitudes de vie et les gens veulent du café qui goûte de plus en plus le café, ce qui nous éloigne de ce que nous appelions, dans un passé pas si lointain, de l'eau de vaisselle ou du jus de chaussette.

« Les grandes chaînes ont presque doublé la quantité de café pour produire un silex, au cours des 15 dernières années. Le goût des gens, de toute évidence, s'est raffiné dans leur relation avec le café. Un peu comme le vin, le thé et les fromages, les consommateurs veulent du bon, du vrai, de l'authentique », fait valoir le commerçant.

« Dans un café indépendant, on se permet des libertés. Non seulement on offre une cinquantaine de produits différents, mais on offre aussi aux consommateurs la possibilité de goûter le produit avant de l'acheter. Le café est une affaire de goût », ajoute-t-il.

Il y a 10 ans, rappelle le commerçant, le cadeau de Noël le plus populaire était une machine à café expresso. C'est vrai qu'on a fait du chemin. J'ai grandi dans une maison où il se buvait du café instant, un des principaux produits annoncés à la télé à cette époque. J'ai vu ensuite apparaître la cafetière au percolateur, la cafetière-filtre et le « bodum » avant que n'arrive la machine à expresso.

Les dosettes de café, les derniers-nés dans le domaine, font de plus en plus compétition aux vendeurs de café. « C'est simple et rapide et ça permet d'avoir plusieurs saveurs à la maison. Le prix de chaque café se situe entre 0,50 $ et 0,75 $ la tasse. Nous avons ici des dosettes rechargeables qui permettent de se faire un café pour 0,20 $ », explique le restaurateur.

Les initiés et l'élite de la caféine qui soufflent sur ce qu'on appelle la troisième vague de café, ceux qui recherchent des grains provenant d'un endroit précis dans le monde, d'un producteur à petite échelle, un peu comme les amateurs de vins qui cherchent des petits producteurs avec des caractéristiques qui leur conviennent, font figure d'exception. La vague est beaucoup plus importante à Montréal, par exemple. Ça ne saurait tarder à nous rejoindre.

Charles-Philippe Tremblay n'a rien contre les grandes chaînes de restauration, au contraire il voue un grand respect aux commerçants, mais il fait valoir que dans les cafés indépendants, les produits utilisés proviennent du milieu. « Nous achetons du pain et des muffins qui sont faits ici dans la région; nos croissants proviennent de la Maison du pain tout comme les charcuteries qui sont achetées dans la région », fait remarquer l'homme d'affaires qui invite les gens à vivre l'expérience d'un café indépendant.

J'ai fait l'expérience, jeudi midi, en me pointant chez Moustache Café en face de la Place du citoyen, à Chicoutimi, pour acheter un trio bagel au saumon fumé avec salade et jus de légumes au lieu d'un burger, frite et boisson gazeuse. Pour le même prix, j'ai croqué dans un sandwich différent, bien assis au soleil sur une des tables à pique-nique de la Place du Citoyen, ma première sortie-terrasse du printemps.

C'est une expérience différente qui fait du bien. Le service est un peu plus long, il n'y a pas six caissières derrière le comptoir, mais c'est vrai que ça change le mal de place. Il y avait bien d'autres choses au menu et j'aurais pu aller au Café Cambio, à l'Érudit de Jonquière, à l'Exode d'Alma ou à d'autres que j'oublie. Ça faisait très Saguenay, cependant, de manger un repas midi dans une place publique au centre-ville entre deux gros bancs de neige avec un 20 degrés. Il n'y a qu'ici qu'on vit ce genre de journée d'été dans un décor d'hiver.

Ah oui! En passant, le centre-ville de Chicoutimi est prêt à se faire nettoyer. Les piétons sont nombreux, les motos ont commencé à sortir et il y avait du monde sur les terrasses. Les saletés printanières sont dues pour être ramassées, un petit coup de balai s'impose. Il ne faudrait pas attendre au mois de mai pour commencer.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer