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Les épiceries IGA ont décidé de baisser le... (Archives Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Les épiceries IGA ont décidé de baisser le prix de 8500 articles.

Archives Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Chez IGA, les employés frottent les bandelettes de plastique devant les tablettes. Ils collent les nouvelles étiquettes des changements de prix annoncés par le marché d'alimentation, mardi, une nouvelle qui a fait les manchettes partout en province.

Ça, c'est une nouvelle qui me concerne, car je ne regarde pas les prix quand je fais l'épicerie. Je les vois tous, ces circulaires qui remplissent mon bac de récupération, mais je n'ai pas le temps de les feuilleter pour savoir quoi est en spécial et dans quelle épicerie. Je ne connais pas les prix réguliers, alors je ne suis pas bon juge pour savoir si c'est un rabais qui vaut la peine.

Je suis du genre à passer à l'épicerie de trois à quatre fois par semaine pour aller chercher à mesure ce dont on a besoin en fonction de ce qu'on a le goût de manger ou en fonction de ce que Ricardo propose dans son dernier magazine. Quand ma blonde me demande de passer à l'épicerie après le travail pour acheter du lait, je ramasse du Nutrinor ou du lait de la Laiterie de La Baie. Même chose pour le beurre, j'achète local. Nous sommes seulement trois à la maison, alors on n'achète pas une fesse de boeuf pour faire de la viande hachée à la maison et la congeler pour les semaines à venir.

Le steak haché mi-maigre a beau être en spécial cette semaine, si ma blonde a le goût de manger un filet de porc, c'est le filet de porc qui va l'emporter. Évidemment, s'il y a un rabais important sur des produits récurrents comme le beurre ou le jus d'orange, je vais en profiter, mais je n'achèterai pas dix boîtes de jus d'orange Tropicana parce qu'il est en spécial. Je vais peut-être en acheter deux, mais pas dix.

8500 articles

Les épiceries IGA ont décidé de baisser le prix de 8500 articles, des rabais allant de cinq à sept pour cent pour fidéliser leur clientèle. Je trouve que c'est beaucoup de produits. J'ai demandé à Yvon Haché, le propriétaire du IGA de Place du Saguenay, sur le boulevard Talbot, s'il y a vraiment 8500 produits dans son épicerie? «Ici, j'ai de 12 000 à 13 000 produits», me dit-il, un peu surpris que j'ignore ce détail. Votre épicerie, ici, c'est un petit, un moyen ou un gros supermarché, si on la compare aux autres du Québec? «Ici, c'est le plus grand au Québec, j'ai 58 000 pieds carrés de surface. J'ai passé de 35 000 pieds carrés sur la rue des Champs-Élysées à 58 000. Dans les premières semaines, j'avais mal au talon. Quand j'arrive à la maison, disons que je ne vais pas prendre une marche», de blaguer l'épicier avec qui je n'avais jamais discuté, même si ça fait plus de dix ans que je fréquente son commerce.

Ça fait plus d'un an que le marché d'alimentation cherche une façon de fidéliser la clientèle. Comme consommateur, on recevait des rabais d'essence, des produits alimentaires gratuits ou des autocollants à collectionner pour obtenir des chaudrons. «On s'est dit que si on réinvestissait les budgets de promotion de produits sur les prix à la consommation, le client serait mieux servi. Le nouvel étiquetage sera terminé pour jeudi matin dans les 289 magasins participants», explique l'épicier qui travaille depuis 35 ans dans ce domaine.

Yvon Haché est à Chicoutimi depuis 20 ans après avoir oeuvré une quinzaine d'années à Rimouski. On dirait que la bonne vieille méthode «je ne fais pas de profit avec les spéciaux, mais avec les tablettes» est en voie de changement.

«Je suis arrivé à Chicoutimi en même temps que le déluge de 1996 et je suis fidèle à IGA depuis tout ce temps.» Les journées commencent tôt; le gérant d'épicerie, comme on disait dans le temps, entre au magasin à 6h le matin pour sortir en fin d'après-midi. «Je viens quand même faire mon tour en soirée et les fins de semaine. C'est comme un bébé, ça demande toujours un peu de surveillance», laisse tomber celui qui a vu évoluer les tendances alimentaires des gens de la région. «Les gens ont raffiné leur panier d'épicerie au cours des années. Nous n'avons pas la même clientèle que les escompteurs comme Maxi et Super C. Les gens recherchent de plus en plus de produits spécialisés pour cuisiner à la maison. Ils s'inspirent des recettes de Ricardo et des différentes émissions télévisées de cuisine. On ne peut plus offrir une seule sorte de vinaigre balsamique, il faut s'adapter aux tendances et offrir aux consommateurs ce qu'ils recherchent», fait valoir cet homme souriant qui dit être heureux tous les matins en se rendant au travail.

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