Un joyau qu'il faut garder

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La firme Claveau et fils aimerait acquérir le... (Archives Le Quotidien)

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La firme Claveau et fils aimerait acquérir le Camping Jonquière. La compagnie s'est inscrite au Registre des lobbyistes du Québec dans le but de négocier avec la Ville.

Archives Le Quotidien

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / L'offre d'achat non sollicitée de l'entrepreneur général en excavation, Claveau et fils, concernant le Camping Jonquière, est une excellente nouvelle pour la communauté de Lac-Kénogami. Quand le privé s'intéresse à un territoire, ça démontre toute la valeur du coin de terre sur les rives du plus beau lac de villégiature en milieu urbain à Saguenay. Cet intérêt du privé démontre une fois de plus que les Saguenéens sont propriétaires d'un joyau qu'il faut à tout prix garder.

Comme le soulignait le président du conseil d'administration du Camping Jonquière, Raynald Harvey, à ma collègue Myriam Gauthier, dans l'édition de mardi, cette offre d'achat est une belle occasion pour la Ville de Saguenay d'élaborer un plan de développement non seulement en ce qui concerne le centre de villégiature et le Camping Jonquière, mais de tout le lac Kénogami au complet.

Pour les plaisirs nautiques, pour la villégiature estivale, pour les résidences principales, et même pour les activités hivernales comme la motoneige et la pêche sur glace, le lac Kénogami est un endroit de rêve, du moins pour ceux qui ont la chance de ne pas subir les désagréments du niveau de l'eau en période estivale.

Le lac Kénogami, qui a connu les belles années de la route des fourrures, s'étend sur 56 kilomètres du Portage-des-Roches à Laterrière, où se trouve le Centre Plein air du Portage, jusqu'à Larouche. Ce plan d'eau accueille également le Centre touristique du Lac-Kénogami, une station de plein air et de villégiature installée sur une longue presqu'île boisée administrée par la Sépaq. La route des Bâtisseurs, qui mène à ce site, est d'ailleurs le secret le mieux gardé pour faire du vélo.

Le collègue du Quotidien, Louis Tremblay, nous apprenait récemment qu'un nouveau parc de près de 275 kilomètres carrés était projeté au sud du lac Kénogami, une idée poussée par les associations de villégiateurs et d'autres groupes qui voulaient mettre un terme aux opérations forestières dans cette zone.

On y trouve également le Sentier pédestre du lac Kénogami, qui s'étend sur 41 km, où les randonneurs croisent des lacs, des rivières et des ruisseaux tout au long de son parcours qui offre de magnifiques points de vue sur le lac Kénogami et la plaine du lac Saint-Jean. Les marcheurs peuvent profiter de terrains de camping aménagés, de refuges, d'une nacelle autotractée et d'un pont suspendu de 23 mètres.

Cette offre de la firme Claveau et fils apparaît donc comme une occasion d'exploiter les nombreux potentiels autour du lac Kénogami ou sur les berges de la rivière aux Sables, comme le fait remarquer Raynald Harvey.

Au lieu que tout un chacun développe son petit coin de pays, on devrait créer une corporation de gestion du lac Kénogami, à l'image du parc des grandes rivières du lac Saint-Jean. On pourrait commencer par créer un site Internet pour y répertorier tous les sites touristiques et attractions aménagés autour de ce plan d'eau avec une carte des services.

Le lac Kénogami devrait être considéré comme une destination touristique au même titre qu'on vend le lac Saint-Jean. On devrait songer à aménager un réseau de pistes cyclables tout autour de ce lac. On pourrait commencer par soutenir l'aménagement du sentier pédestre autour du lac pour le rendre plus accessible.

L'Association de protection du lac Kénogami (APLK) est un regroupement de villégiateurs très actifs qui comptent des données importantes sur tout ce qui se passe autour du lac. Alors, imaginons un comité de développement formé de l'APLK, de la Sépaq, de Larouche, d'Hébertville, de Saguenay, du comité du sentier pédestre, du Camping Jonquière et du Centre plein air du Portage; les idées de développement ne manqueraient pas.

Les Lac-Kénogamois et les Lac-Kénogamoises possèdent un magnifique coin de pays qui n'est pas encore développé à son plein potentiel. Saguenay a le devoir de favoriser ce territoire et d'aider le Camping Jonquière à se développer pour le rendre plus accessible aux citoyens de Saguenay. Le Camping Jonquière était à la base une initiative citoyenne et cela doit demeurer à l'ensemble de citoyens.

Merci au privé de s'intéresser et merci à la Ville de Saguenay de dire au privé que ce bien collectif n'est pas à vendre.

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