On ne veut rien savoir de l'aquaculture

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CHRONIQUE CHASSE ET PÊCHE / Un étudiant de l'Université Laval conduit une étude... (Photo 123RF)

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Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE CHASSE ET PÊCHE / Un étudiant de l'Université Laval conduit une étude en collaboration avec le Conseil de recherches en sciences naturelles et de génie du Canada et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec pour connaître l'opinion des pêcheurs d'omble de fontaine et de touladi concernant l'ensemencement des lacs du Québec.

Pour ceux qui participeront à ce sondage, je vous prie de ne pas vous laisser tenter par les vertus de l'ensemencement. L'aquaculture a foutu le bordel dans de trop nombreux cas. Je vous demande de dire à ce sondeur que l'aménagement des habitats fauniques et des aires de reproduction doivent être privilégiés. L'ensemencement d'omble de fontaine d'aquaculture ne doit pas se faire ailleurs que dans des étangs de pêche ou dans des lacs qui ont déjà été ensemencés. Il ne faut pas détruire le patrimoine génétique qui n'a pas été touché par les poissons d'aquaculture. Faites-le savoir dans vos réponses à ce sondage.

Le questionnaire en ligne compte une trentaine de questions concernant vos habitudes de pêche. On vous demande votre opinion sur les limites de prise et de possession, l'obligation d'utiliser des hameçons sans ardillon, interdire l'utilisation des vers de terre ou sur votre intérêt ou non à pêcher de la truite ensemencée.

«En plus de servir de base pour mon mémoire de maîtrise, les données recueillies dans le cadre de cette enquête serviront d'information pour le Plan de gestion de l'omble de fontaine et du touladi actuellement en élaboration auprès du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec», fait savoir le chercheur.

À la fin du questionnaire, les auteurs du sondage posent des questions qui serviront à évaluer certains aspects économiques liés à l'ensemencement et en particulier à la valeur que la société porte aux activités de pêche.

Les sondeurs affirment que l'ensemencement des lacs au Québec est fréquent et diverses techniques pour obtenir des truites d'ensemencement peuvent être utilisées. Ils s'intéressent en particulier aux trois techniques suivantes.

Technique 1

D'abord, de la semence est prélevée dans chacun des lacs à ensemencer et transportée dans une pisciculture dans le but d'en faire éclore les oeufs. Les poissons ainsi obtenus sont retournés dans leur lac d'origine. Pour les besoins de l'enquête, on appellera cette technique «Truite indigène».

Technique 2

On achète directement d'une pisciculture des truites d'élevage dans le but de les utiliser pour produire de la semence. Les truites issues de cette semence sont élevées jusqu'à une certaine taille puis distribuées dans divers lacs selon les besoins d'ensemencement. Pour les besoins de notre enquête, on appellera cette technique «Truite domestique».

Technique 3

La troisième technique consiste à prendre de la semence provenant de truites présentes dans les lacs d'une même région et ainsi produire en pisciculture des truites d'ensemencement. Les truites obtenues sont réintroduites dans leur région d'appartenance, mais non nécessairement dans leur lac d'origine. On répète ceci pour chaque région distincte. Pour les besoins de l'enquête, cette technique se nomme «Truite hybride».

Les sondeurs veulent savoir quel scénario vous préférez. Dites-leurs qu'on ne veut rien savoir des poissons de l'aquaculture.

Aires marines protégées

Pêches et Océans Canada travaille présentement avec d'autres ministères fédéraux et des gouvernements provinciaux pour développer un réseau visant à conserver les richesses naturelles qui se trouvent dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent tout en préservant les valeurs tant économiques (comme les activités de pêche et de tourisme) qu'environnementales qui y sont associées.

Différentes étapes sont nécessaires pour concevoir et mettre en oeuvre ce réseau d'aires marines protégées. Il faut déterminer les objectifs de conservation; recueillir et analyser les données écologiques, économiques, sociales et culturelles; et établir différents scénarios pour le développer. Le développement du réseau s'appuie sur la concertation avec les groupes autochtones et les intervenants clés.

Tout au long du processus de développement du réseau, Pêches et Océans Canada et ses partenaires contacteront l'ensemble des groupes concernés pour leur transmettre une information à jour sur le développement du réseau; les inviter à fournir des renseignements de nature économique, sociale et culturelle; et leur demander de partager leur avis et leurs préoccupations concernant les différents scénarios possibles pour mettre ce réseau en place.

Les discussions sur les différents scénarios de réseau qui seront produits permettront de compléter une carte répertoriant les sites importants à protéger. Des démarches distinctes de consultation seront réalisées par la suite pour chacun des sites d'intérêt sélectionnés, nous informe l'organisme fédéral.

Investissements sur la rivière Mingan

Un investissement de 1,4 million$ sur la rivière Mingan favorisera l'accès et l'utilisation des sites de fraie situés en amont de la Première Chute, un obstacle naturel qui cause des retards de migration et des blessures pour la population de saumons atlantiques.

À l'époque, les propriétaires de l'ancien club privé de pêche avaient construit une passe migratoire située sur la rive droite de la rivière, un emplacement géographique qui n'est malheureusement pas optimal.

La première phase des travaux est en cours... (Photo courtoisie) - image 4.0

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La première phase des travaux est en cours de réalisation, alors que la deuxième phase du projet se réalisera à l'été 2016 avec le bétonnage des ouvrages et sa mise en opération.

Photo courtoisie

Cette installation n'est plus opérationnelle et constitue même un piège pour le saumon qui tente de l'utiliser. La première phase des travaux consiste à l'excavation d'un canal de contournement en vue d'aménager ultérieurement une succession de quatorze bassins et seuils ainsi qu'un canal de contrôle des débits qui permettra au saumon de franchir la chute.

La première phase des travaux est en cours de réalisation, alors que la deuxième phase du projet se réalisera à l'été 2016 avec le bétonnage des ouvrages et sa mise en opération. Lorsque le projet sera terminé, la section accessible au saumon en amont de la première chute contribuera à 84% du potentiel salmonicole du bassin versant sur 69 km de cette rivière. Ce projet a été réalisé de concert avec le Programme de partenariat des pêches récréatives du ministère des Pêches et Océans Canada et la Fondation de la faune du Québec.

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