Pour retrouver son pays...familial

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Dans son allocution, Stéphane Bédard a souligné que... (Archives Le Progrès-Dimanche)

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Dans son allocution, Stéphane Bédard a souligné que son épouse Janick et ses enfants se sont adaptés à sa vie politique et que maintenant c'est lui qui va s'adapter à sa vie familiale.

Archives Le Progrès-Dimanche

Roger Blackburn
Le Quotidien

Pour souligner les 15 années en politique de Stéphane Bédard, il y avait une petite réception au Rouge Burger Bar de Chicoutimi. Sa fille Sandrine s'est alors avancée pour prendre le micro et lui chanter Les gens de mon pays, de Gilles Vigneault.

Avec sa petite voix aiguë et à peine audible, elle a chanté:

«Les gens de mon pays, Ce sont gens de paroles, Et gens de causerie, Qui parlent pour s'entendre, Et parlent pour parler, Il faut les écouter, C'est parfois vérité, Et c'est parfois mensonge, Mais la plupart du temps, C'est le bonheur qui dit...»

Elle nous a fait pleurer, la mignonne, en chantant le pays. C'est ce pays familial que Stéphane Bédard s'en va retrouver. Vigneault aurait dit comme dans la chanson: qu'il en a la danse aux pieds, et la musique aux oreilles.

Dans son allocution à l'Assemblée nationale, il a souligné que son épouse Janick et ses enfants se sont adaptés à sa vie politique et que maintenant c'est lui qui va s'adapter à sa vie familiale.

Je suis tellement content pour lui qu'il ait fait ce choix, le choix de quitter avant d'être usé par cette vie de fou qu'est celle de député. La politique nous laisse seuls quand elle nous quitte. C'est plus facile quand c'est l'élu qui la quitte.

L'an passé, presque un an jour pour jour, nous étions plusieurs amis pour la réouverture du restaurant Dooly's, à la suite d'importants travaux. J'y ai croisé Janick, l'épouse de Stéphane Bédard, qui jasait avec des amis, souriante comme toujours. Elle n'était pas là pour faire de la représentation politique, son politicien de mari occupait alors les fonctions de chef intérimaire pour le Parti québécois après le départ de Pauline Marois.

Janick n'était pas accompagnée et Stéphane devait être à Québec, sinon ils auraient été ensemble. Je lui avais demandé, à l'époque, si son chum allait continuer encore longtemps dans cette vie de politicien? Elle m'avait répondu que Stéphane pourrait continuer tant qu'il le voudrait, mais qu'il pourrait aussi partir quand il le voudrait. «Il a encore une belle carrière d'avocat devant lui s'il le veut». J'avais senti à ce moment que le couple devait sûrement être en réflexion.

Je trouve ça honorable de laisser ce métier de fou pour se rapprocher de sa famille, car au final il y a plus à recevoir de sa famille que de la politique. Le député de Chicoutimi a donné 17 ans de sa vie à la politique québécoise, c'est un don généreux de son temps et du temps de sa famille.

Et l'autre qui arrive

Pendant que Stéphane Bédard fait le choix de quitter la vie politique et de se rapprocher de sa famille, à Ottawa c'est tout le contraire qui se passe. Justin Trudeau, dans son discours de victoire électorale, disait à ses enfants qui dormaient: «Ce ne sera pas toujours facile d'être des enfants de premier ministre, mais papa sera là pour vous». Le clip a tourné en boucle sur les réseaux sociaux.

C'est vrai que ça fait du bien de le voir arriver à la tête du Canada, ce jeune homme qui aura l'immense tâche de reconstruire une réputation que Stephen Harper a mis dix ans à démolir. Même Françoise David, de Québec solidaire, a clamé bon débarras au sujet de Harper. «Bonne retraite et on espère ne plus avoir de vos nouvelles», a-t-elle dit.

Il est le digne fils de son père. Il fallait le voir l'autre jour réprimander des militants qui chahutaient des journalistes qui posaient des questions au sujet de la démission du coprésident de sa campagne, Dan Gagnier. Il a crié «Hé, (en se tournant vers les militants) nous avons du respect pour les journalistes, ils posent des questions difficiles et ils sont censés le faire» a-t-il dit en s'excusant auprès du reporter.

Avant, ça me gênait de voir Harper dans des rencontres internationales et j'avais honte de la position du Canada.

Là, j'ai hâte de voir le kid aux rencontres du G-20, à la conférence sur les changements climatiques de Paris et de le voir serrer la main des autres chefs d'État. Je pense même que les chefs d'État seront contents aussi de le voir arriver.

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