Les partys de bureau, une belle occasion de malaises

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Roger Blackburn
Le Quotidien

Les partys de bureau dans le temps des Fêtes, c'est en principe une occasion de côtoyer ses collègues dans un autre contexte qu'au travail, et même, dans certains milieux, de consolider l'esprit d'équipe et de s'offrir une récompense, payée par le patron, pour les efforts déployés pendant l'année. C'est aussi le moment d'apprécier des gens qu'on côtoie au quotidien, sous un autre jour, et de discuter d'autres choses que de ce qui se passe au bureau. Mais c'est aussi, parfois, l'occasion de malaises.

Le plus tannant, c'est de se retrouver, pendant le repas, aux côtés de la personne qui vous tombe le plus sur les nerfs ou qui n'est pas dans votre palette. Vous êtes pris pour lui faire la conversation et jaser avec elle de sujets qui vous embêtent en plus de ne pas partager l'ensemble des ses points de vue. Ça fait une soirée longue.

Il y a aussi l'effet de surprise de voir arriver les collègues féminines en robe de soirée, maquillées et bien coiffées, et les collègues masculins avec leurs souliers vernis alors que nous sommes habitués à des tenus vestimentaires plus sobres dans le quotidien.

Le choix de l'endroit, du menu pour le souper, de la date et du genre de soirée ont fait l'objet de discussions dans les semaines précédentes, amenant leur lot de commentaires et de critiques qui ne laissent pas les responsables de l'organisation insensibles.

Il faut toujours se rappeler que ce qui se passe au party de bureau, ça ne reste PAS au party de bureau! Les impairs, les malaises et les gestes déplacés vont meubler les histoires savoureuses des collègues de travail pour les années à venir.

Le plus "malaisant", dans ce genre de soirée, c'est quand elles sont accompagnées. Évidemment, les conjoints se prêtent au jeu, mais généralement, ils se retrouvent dans un milieu inconnu. Les collègues de travail se disent des familiarités et se balancent des "insides", les conjoints tentant tant bien que mal de survivre en essayant de trouver quelqu'un avec qui parler d'un sujet commun.

La formule de party que je préfère, c'est celle des soirées thématiques. Je me rappelle de party de Noël suivi d'un clair de lune de grosses quilles ou d'une soirée autour de tables de billard ou même d'une soirée casino. Ça met de l'ambiance, ça provoque des fous rires et des taquineries.

Un party de bureau où les collègues se donnent rendez-vous dans un restaurant pour parler toute la soirée au son d'une musique d'ascenseur est d'une platitude que même une bouteille de vin ne pourrait pas réveiller. Pour éviter ce genre de soirées longues, un volet animation s'impose ou bien on opte pour Party de Québec Issime qui est la formule tout indiquée.

Pour certains, le party de bureau est un mal nécessaire, une activité qui nous ennuie, alors que pour d'autres, c'est un moment très attendu, l'occasion même de se livrer à des confidences. Souvent, le taux d'alcoolémie monte assez rapidement, permettant aux gens plus gênés de se laisser aller plus aisément.

C'est parfois l'occasion pour certains de sortir les crottes qu'ils ont sur le coeur et ça crée de beaux malaises pour les observateurs. La boisson est souvent déclencheur de bien des comportements et ça va de la déclaration d'amour au règlement de compte et le respect prend parfois le bord de l'urinoir.

Ah oui, en terminant, mesdames, si jamais un collègue, après cette soirée bien arrosée, vous invite à prendre un dernier verre dans sa chambre d'hôtel vers deux heures et demie du matin, pensez bien à votre réponse. Si vous n'avez pas l'intention de baiser avec lui, n'acceptez pas son invitation, car c'est fort probablement ce qu'il souhaite.

Entre nous et la porte fermée, si vous avez de belles discussions toute la soirée allant de confidence en confidence avec ce collègue en enfilant plusieurs verres de vin, l'invitation de fin de soirée est rarement faite avec des intentions platoniques.

Amusez-vous bien, festoyez, prenez un verre, soyez déplacés si ça vous tente, mais ne conduisez pas votre voiture!

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