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Donald Trump et Barack Obama, lors de leur... (AP)

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Donald Trump et Barack Obama, lors de leur rencontre à la Maison-Blanche.

AP

Joël Martel
Le Quotidien

CHRONIQUE / Ça pourrait quand même aller pire.

Par exemple, il pourrait y avoir une grave épidémie comparable à la peste noire ou à la grippe espagnole qui se propagerait sur la planète entière. D'ailleurs, je ne veux pas gâcher le matin ou la journée de qui que ce soit, mais si on se fie aux nombreux modèles établis, ça finira un jour ou l'autre par se reproduire.

La Terre pourrait aussi entrer en collision avec un gigantesque astéroïde, ce qui causerait à court ou moyen terme l'extinction de la presque totalité des formes de vies. Maintenant, sans vouloir rendre parano qui que ce soit, fort probablement qu'on tenterait de ne pas trop en parler si cela était pour se produire, car il y aurait bien peu de choses à faire contre une telle catastrophe.

D'ailleurs, puisqu'on est dans un thème cosmique, ils auraient aussi pu décider de faire revenir Jar-Jar Binks dans le dernier Star Wars et lui donner un rôle aussi important que celui de Rey ou même de Kylo Ren. Mais bon, il reste encore deux épisodes de la saga et pour être franc avec vous, avec ce qui se passe chez nos voisins américains cette semaine, qui sait, gageons que Jar-Jar Binks a dû faire rebrancher son téléphone, juste au cas où.

Certes, ça fout toujours un peu la trouille quand un nouveau patron arrive dans la compagnie. Et même quand il ne s'agit pas de notre propre compagnie, on a quand même la chienne de penser au futur quand on sait que la nôtre dépend en bonne partie de celle qui vient d'accueillir un nouveau patron. Et puis hop, le trouillomètre fait soudainement un bond de plus quand le nouveau boss en question est bien connu pour son tempérament imprévisible et aux contours flous.

Évidemment, dans de telles situations, on s'accroche à tout ce qui passe et on prie parfois le ciel pour que même les théories les plus candides soient du domaine du possible.

Toutefois, s'il y a une chose qui me chicote actuellement, c'est bien ce que la sphère politique retiendra de cette victoire spectaculaire de Donald Trump.

Parce qu'à la base, la victoire du 45e président des États-Unis est bien moins étonnante que la réaction de stupéfaction généralisée qu'affichent les nombreux acteurs du monde politique. Combien de fois l'a-t-on dit dans les chroniques aussi bien de gauche que de droite? La population n'en peut plus de voir des politiciens travailler pour leur petite gloire personnelle et surtout, pour les intérêts d'une classe économique qui n'en a strictement rien à battre du reste du monde. Et surtout, qu'est-ce que la population en a à cirer des politiciens plus beiges que les pantalons les plus beiges de la planète et qui sont interchangeables autant dans les idées qu'ils proposent que dans leur approche des électeurs?

Alors hop, est arrivé ce type farfelu qui a bien voulu s'exposer en mettant de l'avant tous ses travers qu'aucun politicien n'aurait jamais osé dévoiler.

Les électeurs ont entendu le mot changement pour une millième fois dans leur vie, or cette fois-là, c'était un humain qui leur proposait et non un énième bonhomme de carton. Visiblement, ça leur a plu et ça a amplement suffi afin de leur baisser les yeux sur ses failles.

L'ironie du sort, c'est que les démocrates avaient aussi un humain dans leur main, mais ils ont préféré jeter par-dessus bord Bernie Sanders au profit d'une Hillary Clinton encore plus artificielle que Cher.

Une grande question demeure toutefois, et j'avoue que ça fait un peu bizarre de vous écrire ça aujourd'hui, mais peut-être faudra-t-il le remercier un jour d'avoir littéralement fait exploser la manière de faire de la politique qui empêche que se produisent les vrais changements? Certes, les changements souhaités par Trump ne rejoignent aucunement ceux auxquels j'aspire, mais bon, si tout ça peut faire en sorte de faire revenir certains politiciens sur Terre et de leur faire réaliser que c'est nous qui les tenons par les couilles et non le contraire?

En tout cas, mince consolation comme ça, mais jusqu'ici, on n'aura pas eu besoin d'une guerre civile pour que l'appareil politique ait enfin la trouille.

Je vous le dis, ça aurait pu être pire.

Faisons maintenant en sorte que ça ne le devienne pas.

Car « Yes, We Can » !

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