Des olympiades pour la fête des Pères

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CHRONIQUE / «Alors chéri, qu'est-ce que tu aimerais avoir le plus au monde pour... (Photo 123RF)

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Joël Martel
Le Quotidien

CHRONIQUE / «Alors chéri, qu'est-ce que tu aimerais avoir le plus au monde pour la fête des Pères?» Ça, c'est ce que ma blonde m'a demandé à plusieurs reprises depuis quelques semaines.

Maintenant, comme je possède à peu près tous les jeux vidéo qui m'intéressent, que j'ai accès à tous les disques que j'aimerais écouter et que j'ai déjà mes guitares, j'ai donc répondu à la blague qu'un marteau, une drill ou une cravate ferait l'affaire.

Le truc, c'est que chaque année, lorsque la fête des Pères pointe le bout de son nez, je me demande toujours en quoi on devrait me féliciter d'être papa. Parce qu'entre vous et moi, pendant les neuf mois où ma blonde a été enceinte et principalement pendant les quelques heures où elle a donné vie à notre enfant, je ne vois vraiment pas en quoi je mériterais une médaille.

Oui, j'ai été très présent et je le suis toujours, mais à la fin, ce n'est pas parce que les mamans méritent vraiment une fête en leur honneur qu'il faut nécessairement que les papas aient aussi droit à ça.

Alors hop, ça peut sembler scripté comme discours, mais j'ai sincèrement répondu à ma blonde que je ne demandais qu'une chose pour cette journée: passer une journée «coolax» en famille.

Et puis, comme la veille de la fête des Pères, nous recevons une ribambelle d'amis de notre fils pour son anniversaire, je me disais qu'un dimanche tranquille en famille serait tout simplement de circonstance.

Mais comme vous le savez certainement, le karma existe et décidément, le karma a lu la dernière édition du Progrès-Dimanche dans laquelle j'ai osé signer une chronique traitant des cubes énergie. Bien que je n'aie que remis en question la marche à suivre quant à l'attribution des récompenses finales, de nombreux lecteurs m'ont fait un procès dans lequel on me dépeignait comme un père ingrat (et gras) qui détestait le sport et tout le tra la la.

Eh bien même si ces lecteurs s'enfonçaient bien creux dans leurs yeux deux madriers en pensant cela, ceux-ci seront très heureux d'apprendre en quoi consistera finalement ma journée de la fête des Pères.

Laissez-moi vous raconter ça.

Voilà donc que lundi, ma blonde faisait un inventaire du sac à dos de notre fils quand elle a trouvé un papier qu'on avait laissé là à l'attention des parents.

Avec un enthousiasme pas possible, ma blonde a donc lu la note à haute voix devant notre fils et moi, et la fameuse note en question invitait les papas à participer à des olympiades père-enfant afin de souligner la fête des Pères.

Évidemment, dès l'instant où mon fils a entendu ça, le compteur d'enthousiasme de mon gars a littéralement explosé, et même un robot sans coeur aurait flanché devant son regard qui me suppliait de participer avec lui à ces olympiades.

Du coup, même si cela ne correspondait aucunement à la journée «coolax» en famille que j'avais anticipée, il reste qu'à la base, mes souhaits seraient quand même exaucés. Non seulement je passerai un moment qui s'annonce déjà inoubliable (ce jour où mon fils réalisera que je suis décidément l'athlète le plus médiocre de la planète) en compagnie de mon enfant, mais en plus, je ferai honneur plus que jamais à la mission importante qui consiste à être père.

Alors, hop mesdames, si jamais vous désirez faire un fabuleux cadeau de la fête des Pères à votre conjoint, lisez-lui cette chronique à haute voix devant vos enfants et n'oubliez pas de leur réserver des places en téléphonant à Parenfant au 418 662-8454. L'activité vise les enfants de 4 à 12 ans, et ça se passera aux Plaines vertes d'Alma à 13 h.

Dommage que les cubes énergie soient terminés.

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