Trip (de pluie) acide

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Joël Martel
Le Quotidien

CHRONIQUE / Il y a quelques jours, je ne sais plus pour quelle raison exacte, mais j'en suis venu à parler à mon fils des pluies acides.

Vous en savez certainement quelque chose, mais lorsqu'on raconte de vieux souvenirs à un enfant, c'est toujours une occasion rêvée afin de réaliser que le monde a sacrément changé depuis le temps.

Et justement, c'est en partageant mes vieux souvenirs de cette époque où les pluies acides faisaient les manchettes tous les jours et que chaque fois qu'il pleuvait, ça me donnait un peu la trouille, que j'ai soudainement réalisé que je lui parlais de tout ça à l'imparfait.

Du coup, j'ai aussi réalisé que ça faisait plutôt un bail qu'on ne nous avait parlé du fameux trou dans la couche d'ozone.

Évidemment, ce n'est pas parce que ça ne fait plus les manchettes tous les jours que tout ça est à jamais derrière nous, mais il reste qu'on peut quand même se dire pour une fois qu'on a fait un peu de progrès malgré tout. Du moins, en ce qui concerne ces deux phénomènes majeurs qui auraient bien pu mener l'humanité à sa perte.

Certes, la liste des défis environnementaux qui nous guettent ainsi que toutes les générations futures est encore énorme. On n'a qu'à effectuer quelques recherches rapides à propos du réchauffement climatique et de ses conséquences et entre vous et moi, il y a de quoi nous donner des frissons dans le dos.

Mais bon, traitez-moi d'optimiste fini, de joyeux candide ou de pauvre naïf rêveur, mais j'ai bon espoir que tout n'est pas fini.

Par exemple, je m'imagine parfois en train de m'adresser à mes petits-enfants et de voir leurs yeux ébahis alors que je leur explique que dans mon temps, on devait mettre du pétrole dans les voitures au lieu de tout simplement les recharger à l'électricité.

Je m'imagine aussi leur raconter que dans mon temps, les gens étaient tellement idiots qu'ils étaient prêts à acheter de l'eau embouteillée et du coup, enrichissaient des corporations en payant pour une ressource naturelle à laquelle ils avaient déjà accès gratuitement.

Je vous le dis chers amis et chères amies, le futur sent peut-être meilleur qu'on ne voudrait le croire.

On n'a qu'à penser aux spéculations de plusieurs chercheurs comme quoi les voitures de demain n'auront même plus besoin de conducteur. Dans une telle éventualité, cela réduirait grandement les problèmes de circulation, car les voitures se synchroniseraient entre elles et ainsi, on assisterait à une réduction considérable du taux de gaz carbonique se dégageant dans l'atmosphère.

On peut aussi penser à la démocratisation de l'énergie solaire qui progresse lentement, mais sûrement.

Sinon, notre consommation d'eau pourrait être considérablement réduite dans l'éventualité où les fameuses « toilettes sèches » remplaceraient nos toilettes traditionnelles.

Alors hop, voilà pourquoi je tenais à vous féliciter.

Parce que chaque petit geste écologique que vous avez adopté dans les dernières années peut peut-être sembler bien banal, mais ces petits gestes sont aussi des messages significatifs que vous envoyez aux dirigeants, aux entreprises et à votre entourage.

Oui, la lutte afin de préserver notre planète est encore bien loin d'être finie, mais nos espoirs de la sauver aussi sont bien loin d'être finis.

Et enfin, pour ceux et celles qui rechignent chaque fois qu'on vous dit d'adopter de nouvelles habitudes et que tout ça vous semble absurde, voire même débile, j'ai un truc pour vous. Vous vous souvenez lorsque vous étiez jeune et idéaliste et que vous disiez très sérieusement que vous rêviez de changer le monde, eh bien, j'ai une sacrée bonne nouvelle pour vous. Chaque fois que vous faites un geste écologique, vous changez le monde.

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