Il faut protéger Sarah Connor

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Sarah Connor, dans Terminator 2... (Photo tirée d'Internet)

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Sarah Connor, dans Terminator 2

Photo tirée d'Internet

Joël Martel
Le Quotidien

CHRONIQUE / Quand j'étais enfant, j'avais ce livre à la maison que ma mère et ma soeur avaient acheté lors d'un périple qu'elles avaient fait à Disneyland.

Il s'agissait d'un livre à propos des nombreuses attractions proposées sur le site, mais chaque fois que je feuilletais ce bouquin, mon attention était toujours captivée par ce que j'appelais la «section futuriste».

Dans cette fameuse section, on y voyait donc des robots de tous les genres, mais étrangement, parmi toutes ces photos, celle qui me fascinait le plus était celle où on voyait une espèce d'androïde en train de couper les cheveux d'un individu.

Ironiquement, au fil des décennies suivantes, nous avons donc été nombreux à blaguer avec le fait que nous avions été floués par le futur, car ces fameuses voitures volantes qu'on nous avait promises n'étaient toujours pas arrivées. Maintenant, à la lumière de l'éternité que nous prenons à faire la transition des voitures à essence aux véhicules électriques, si vous faites partie de ceux et celles qui espèrent toujours l'avènement des «chars volants», j'aimerais sincèrement rendre hommage à vos convictions.

Or, tel l'idiot qui regarde le doigt du sage au lieu de contempler la Lune, c'est que pendant que notre conception du futur se limitait essentiellement à des voitures volantes, le vrai futur s'est confortablement installé tout autour de nous et sans vouloir faire capoter qui que ce soit, ça ne fait que commencer.

Seulement au cours des dernières semaines, si tout comme moi, vous êtes du genre à fouiller ici et là dans les nouvelles technologiques, on a donc pu voir un androïde doté d'expressions faciales si réalistes qu'on ne peut s'empêcher d'avoir cette impression d'être entre le rêve et le cauchemar.

On a aussi pu découvrir ce logiciel en cours de développement qui permet de changer les expressions faciales d'un sujet tout en lui faisant dire ce que l'on désire, et tout ça, en temps réel.

Sinon, il est de plus en plus évident que les voitures qui peuvent se déplacer sans aucune intervention humaine sont beaucoup plus sécuritaires.

Et puis, il y a aussi ce type qui s'est façonné un appareil dentaire à l'aide d'une imprimante 3D, le tout pour une soixantaine de dollars.

Évidemment, tout ça n'est que l'infime pointe d'un iceberg qui n'attend qu'à nous surgir au visage.

De fait, si vous pensiez que la dernière décennie fut très bouleversante en ce qui a trait aux changements socioéconomiques associés à l'explosion technologique, la prochaine décennie risquera fort bien de vous essouffler. Et fort probablement que si je suis toujours en vie dans dix ans, je vous dirai alors que vous n'aurez encore rien vu.

Et pourtant, d'ici là, qu'adviendra-t-il par exemple des camionneurs qui verront peut-être leurs opportunités d'emploi fondre comme neige au soleil en raison de la conduite automatisée et de la production sur demande qui sera certainement une solution de choix pour les entrepreneurs lorsque l'impression 3D se concrétisera?

Je vous le dis les amis, il viendra bien ce jour où votre coiffeuse-robot simulera de l'intérêt pour ce qui vous anime en «scannant» votre historique Web.

Mais à quoi servirons-nous lorsque nous aurons mis sur pied une armée de machines et de robots qui feront tout à notre place? C'est là une question que l'on devrait se poser plus souvent.

Une chose est certaine, s'il y a une chose sur laquelle nous devrons miser plus que jamais au cours de ce siècle de la robotique, ce seront assurément les sciences humaines.

Qui sait, peut-être que les Avengers de demain seront des profs de philo?

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