Agir pour la biodiversité

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CHRONIQUE / La biodiversité ou diversité des êtres vivants est un sujet de... (Photo 123rf)

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Claude Villeneuve
Le Quotidien

CHRONIQUE / La biodiversité ou diversité des êtres vivants est un sujet de préoccupation pour les biologistes qui constatent année après année la disparition ou la raréfaction d'espèces et de populations de plantes et d'animaux.

Le concept a été développé par Edgar O. Wilson dans les années 1980 et le sujet de la réduction de la biodiversité a fait l'objet d'une des trois conventions adoptées lors du sommet de la Terre à Rio en 1992.

L'importance de la biodiversité pour la santé des écosystèmes et le maintien d'activités économiques comme l'agriculture, la foresterie, les pêches, le tourisme, la santé humaine et même la diversité culturelle a fait l'objet d'une abondante littérature scientifique. Pourtant, la liste rouge des espèces menacées de l'Union internationale pour la conservation de la nature continue de s'allonger d'année en année.

L'IPBES, un panel international de scientifiques associés à la convention cadre des Nations Unies sur la biodiversité (www.ipbes.net), a publié son premier rapport le 26 février dernier au terme de sa quatrième réunion à Kuala Lumpur en Malaisie.

Le sujet est d'importance; partout dans le monde, les pollinisateurs sont en danger. Les pollinisateurs sont nécessaires à la reproduction des plantes à fleurs. Ils favorisent la dissémination du pollen des fleurs mâles aux fleurs femelles, assurant ainsi la fécondation, donc la production des fruits et des graines.

Tout le monde connaît les abeilles, qui produisent le miel. Mais on compte aussi au rang des pollinisateurs les mégachyles, les bourdons, plusieurs espèces de mouches, de coléoptères  et de papillons et même des chauves-souris et des colibris qui assurent ce service écosystémique indispensable.

Les causes de la raréfaction des pollinisateurs sont multiples : l'usage des pesticides, la déforestation, l'artificialisation des surfaces et l'expansion des villes s'ajoutent à la réduction de la variété des plantes cultivées, y compris les gazons trop parfaits.

Les pollinisateurs ont un avantage à visiter les fleurs, ils y boivent un liquide sucré, le nectar, qui leur sert de nourriture. Si on supprime les plantes nectarifères, si on empoisonne le milieu, les pollinisateurs diminueront en nombre. Si leur santé est affectée, ils visiteront moins de fleurs et leur efficacité en sera d'autant affectée.

C'est dans l'objectif de favoriser la diversité et le nombre des pollinisateurs que la Fédération canadienne de la faune (FCF) a lancé cette année son programme éducatif. Parmi les initiatives intéressantes, la FCF a offert à des professeurs qui en faisaient la demande un sachet de graines pour produire des fleurs qui attireront les pollinisateurs.

Le programme « espaces de vie pour les pollinisateurs » permet aux élèves de partout au Canada de contribuer à créer des habitats pour les pollinisateurs et à partager avec d'autres élèves et leurs enseignants grâce à des activités en ligne.

On peut donc concrètement, chacun à son niveau, agir pour contrer la perte de biodiversité.

Bien sûr, on peut planter dans ses platebandes des fleurs comme les Rudbeckies, qui attirent les pollinisateurs, mais on peut aussi installer dans son jardin des abris pour les crapauds, mettre un dortoir à chauve-souris au bout de son terrain  ou plus classiquement, des cabanes, un bain et une mangeoire pour les colibris.

Mais on peut aussi laisser la nature s'exprimer, en tolérant les pissenlits et autres fleurs sauvages sur son terrain. Un gazon uniforme est un presque désert biologique. La nature aime la diversité, organisée ou pas.

Pensez-y-bien!

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