Un festival pour changer le monde

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«On ne peut pas être contre les projets... (Imacom, Maxime Picard)

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«On ne peut pas être contre les projets pétroliers et continuer à rouler dans des véhicules gourmands en essence, faire fonctionner le ralenti inutile et acheter de l'eau dans des bouteilles en plastique. Pour être cohérent, il faut au moins prendre conscience que nous sommes une partie du problème et que nous avons la responsabilité d'agir sur cette partie», estime l'auteur.

Imacom, Maxime Picard

 

Nicole Huybens
Le Quotidien

«Ensemble changeons notre destin» ! C'est le slogan de la première édition du Festival Humanité qui se tiendra sur la Zone portuaire de Chicoutimi du 28 au 30 août. André Fortin, l'initiateur de l'événement, a rêvé que l'humanité s'humanisait et il a partagé son profond désir avec d'autres personnes. Ensemble ils ont imaginé cette fin de semaine de fêtes, d'artistes, de témoins et de conversations à laquelle petits et grands sont invités.

Les rapports de compétition et de domination dans lesquels nous vivons entraînent des catastrophes humaines et environnementales: des guerres épouvantables et des pollutions irréversibles. Participer au festival, c'est faire le pari qu'ensemble, même à petite échelle on peut commencer à changer les choses ou au moins quelque chose. Les organisateurs proposent de ressentir intimement dans son coeur, le dysfonctionnement de notre monde et sa souffrance pour passer à l'action. Le rêve d'un monde plus responsable devient réalité quand on s'occupe avec humanité des relations avec les autres et que les actions quotidiennes sont imprégnées du changement que l'on veut voir dans le monde. L'implication des individus, des familles, des groupes et des organisations dans la bienveillance, la créativité et le partenariat avec la nature fera changer le monde probablement plus sûrement que le vote accordé à l'un ou l'autre parti politique. L'un n'empêchant pas l'autre évidemment!

Nelson Mandela a dit en 2002: «Prend sur toi, là où tu vis, de rendre les gens autour de toi pleins de joie et d'espoir». C'est exactement ce que font les organisateurs du festival! Changer le monde, c'est commencer là où l'on est, là où le hasard nous fait naître et où nos choix nous font vivre. Réclamer que le changement vienne des autres: gouvernement, entreprises, parents... enfin tous les autres, sans changer soi-même est incohérent. On ne peut pas être contre les projets pétroliers et continuer à rouler dans des véhicules gourmands en essence, faire fonctionner le ralenti inutile et acheter de l'eau dans des bouteilles en plastique. Pour être cohérent, il faut au moins prendre conscience que nous sommes une partie du problème et que nous avons la responsabilité d'agir sur cette partie. Le plus long et le plus grand des voyages commence toujours par un premier pas... et le changement vient d'abord de l'intérieur, de l'intime conviction que chacun peut y faire quelque chose, même s'il ne peut pas tout faire.

Le désir de s'impliquer ne se force pas, ne se commande pas. C'est pour cela que les organisateurs ont choisi de co-construire les possibles avec ceux qui seront là. Le festival donnera l'occasion de rencontres avec des enfants, des témoins, des artistes, des «émerveilleurs» et vous... Impossible de citer tous les organismes et commanditaires publics et privés qui ont collaboré cette année. Les organisateurs espèrent qu'au fil du temps, d'autres personnes encore apprendront à travailler ensemble. Leur rêve alors fera boule de neige. L'évènement a un site internet et une page Facebook. L'entrée est gratuite, mais vous pouvez contribuer volontairement. Il y a des activités pour tous les goûts: une marche pour se mettre en marche, une soirée en musique, des conversations avec des grands témoins, un contact en direct pour les enfants avec des orphelins au Cameroun, une fresque, un repas... En redécouvrant en nous un fort désir d'humanité, nous pouvons être des trésors les uns pour les autres et pour la nature. Si cela vous sourit à vous aussi, sachez que vous êtes attendus à un moment ou à tous les moments sur la zone portuaire de Chicoutimi dans dix jours!

Nicole Huybens verse son cachet à la campagne de développement de l'UQAC.

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