Rêve de petite fille

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Les Backstreet Boys s'étaient vêtus de blanc pour... (Archives Le Soleil)

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Les Backstreet Boys s'étaient vêtus de blanc pour leur spectacle à Québec.

Archives Le Soleil

Patricia Rainville
Le Quotidien

CHRONIQUE / La première fois que je suis tombée amoureuse, j'étais en maternelle. C'était un petit garçon de ma classe que je trouvais particulièrement mignon. On se bécotait sur le banc pendant les cours d'éducation physique, on se lançait des petits regards timides en montant dans l'autobus. Cette première idylle aura duré quelques mois, avant que je ne déménage dans une autre ville, changeant d'école au passage. Je n'ai jamais revu ce garçon et je dois admettre que je ne me souviens même plus comment il s'appelait.

La seconde fois que je suis tombée amoureuse, c'était en cinquième année. Lui, je me souviens très bien comment il s'appelait. Son nom était Nick Carter. 

Un amour vétitable

Comme bien des jeunes filles de ma génération, je suis tombée follement amoureuse du blondinet des Backstreet Boys. Je l'aimais d'un amour véritable et j'étais absolument convaincue que lorsque je serais plus grande, il me remarquerait et qu'enfin, nous nous marierions. J'avais 10 ans à l'époque donc, svp, ne me jugez pas. De toute façon, je sais pertinemment que la plupart des filles qui ont 30 ans aujourd'hui ont caressé le même rêve amoureux que moi. La preuve, les plaines d'Abraham étaient pleines à craquer, dimanche dernier, lors du retour sur scène des Backstreet Boys. Pas moins de 100 000 personnes ont assisté au spectacle, dont mes meilleures amies, qui avaient fait le voyage Montréal-Québec pour attendre des heures debout, histoire d'apercevoir, de loin, Nick, Kevin, A.J., Howie et Brian. 

J'ai bien pensé demander une journée de congé pour être des leurs. La seule et unique fois que j'ai vu les Backstreet Boys à l'oeuvre, c'était en 1996, au Centre Georges-Vézina. J'avais 10 ans et j'y étais allée avec ma mère. Je me souviens comme si c'était hier du jour où j'étais arrivée à la maison et où j'avais vu les deux billets qui trônaient sur la table de la salle à manger. Mon rêve allait devenir réalité. Nick allait enfin me voir et tomber amoureux de moi. Bon, dit comme ça, ça fait un petit peu pédophile, mais dans ma tête de petite fille, c'était l'homme de ma vie. Rien de moins.

La nostalgie, non merci !

Inutile de vous dire que ce spectacle-là est resté gravé dans ma mémoire durant des mois. Encore aujourd'hui, je me souviens de ce moment comme l'un des plus beaux jours de ma tendre enfance. 

C'est peut-être un peu pour ça que je n'ai finalement pas demandé de journée de congé pour le show des Backstreet Boys de dimanche dernier. Je ne suis pas une personne nostalgique, loin de là. Et je dois dire que je n'avais pas envie de briser mes rêves de jeunesse en allant voir ces cinq jeunes hommes devenus des messieurs. 

Imaginez, Kevin a 45 ans maintenant! Je n'avais pas envie d'écouter des succès pop des années 90 qui n'ont pas nécessairement bien vieilli. Et je n'avais surtout pas le goût de voir d'anciennes véritables vedettes devenues, avouons-le, des « has been ». 

Alors, non, je n'étais pas sur les plaines. Et même si j'ai vu défiler des photos du spectacle toute la soirée sur mon Facebook (je crois bien que les 2/3 de mes amis y étaient), je n'ai pas envié les spectateurs. 

Je ne regarde que très rarement derrière moi. Les Backstreet Boys resteront mon fantasme de petite fille. Et Nick Carter restera mon premier amour à sens unique.

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