Le rocker avant le boys band

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Éric Lapointe, je l'ai « connu » avant mon conjoint... (Archives Le Progrès, Rocket Lavoie)

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Éric Lapointe, je l'ai « connu » avant mon conjoint avec qui je suis mariée depuis maintenant 10 ans. C'est donc une longue histoire d'amour. Mais je sais qu'elle restera à sens unique !

Archives Le Progrès, Rocket Lavoie

Mélanie Côté
Le Quotidien

CHRONIQUE / Dimanche dernier, je suis revenue 20 ans en arrière. Au 31 décembre 1996, plus précisément. Je suis allée voir les Backstreet Boys au Festival d'été de Québec. Dès que le spectacle a été annoncé, j'ai appelé mon amie pour prévoir cette soirée. J'avais hâte d'y aller pour replonger dans mes souvenirs.

Je ne suis pas du genre groupie. C'est ce que je pensais avant, et mon petit tour au FEQ me l'a confirmé. J'ai eu du plaisir, mais j'étais loin des filles en pleurs devant les cinq gars qui n'ont pas tous bien vieilli, soit dit en passant. 

C'est Jonathan Roy qui avait le mandat de réchauffer la foule. Nous avions une bonne place, avec de l'espace pour bouger. Mais quand Nick Jonas (anciennement des Jonas Brothers), l'autre moitié de la première partie, est arrivé sur la scène, nous avons été envahies. C'est impressionnant de voir les jeunes filles devenir hystériques à ce point à la seule vue d'un chanteur. Elles veulent le toucher, le marier. En l'espace de quelques secondes, mes pieds ont été écrasés une dizaine de fois et j'ai vu des coudes de très près. Nous avons changé de place. 

Nous sommes allées loin, très loin. Et quand les Backstreet Boys ont commencé, le même scénario s'est répété... mais par des filles de 30 ou 40 ans, des fans de la première heure du groupe. Allez, les filles ! Amusez-vous, mais ne virer pas folle ! J'en ai vu pleurer, « shaker ». À 12 ans, on peut penser qu'on va marier Nick Carter, mais 20 ans plus tard ?

Et Éric Lapointe ?

Je sais, ceux qui me connaissent vont me parler d'Éric Lapointe ! Mais oui, je sais me contrôler, même si c'est une longue histoire d'amour. C'est vrai, dans ses spectacles, je danse, je chante, mais croyez-le ou non, les quatre ou cinq fois où je lui ai parlé, je n'ai pas pleuré. Je ne lui ai pas fait de déclaration d'amour non plus. 

Une de mes belles soirées des dernières années a d'ailleurs été dans son bar, à Montréal, L'Exit, aujourd'hui fermé. Des collègues ont voulu me faire plaisir et on est allés finir la soirée là-bas, après un match des Blue Jays au Stade olympique. Pourquoi une belle soirée ? Parce que quelques minutes après notre arrivée, Éric Lapointe y était. Et pour la deuxième ou troisième fois depuis l'ouverture du bar, le chanteur a pris sa guitare et y est allé d'une prestation, chantant cinq ou six chansons. Un spectacle presque privé, quoi. 

Éric Lapointe, je l'ai « connu » avant mon conjoint avec qui je suis mariée depuis maintenant 10 ans. C'est donc une longue histoire d'amour. Mais je sais qu'elle restera à sens unique !

Un spectacle du rocker, pour moi, c'est comme une thérapie. Deux heures où je peux laisser la maman de côté et me défouler. Le lendemain et dans les jours qui suivent, je pense au spectacle et j'écoute sa musique. Ce n'est pas ce que j'ai ressenti après les Backstreet Boys. J'ai eu beaucoup de plaisir, je suis retombée dans mes souvenirs, mais une fois les lumières allumées, je suis passée à autre chose et j'ai tenté de me frayer un chemin à travers les milliers de spectateurs sur les Plaines. Ah oui ! Les effluves étaient par contre les mêmes dans les deux spectacles...

D'ailleurs, au moment où vous lisez ces lignes, je suis soit en train d'essayer de retrouver la voix, soit en train de bouder parce que je n'ai pas pu aller le voir à Festirame. Parce qu'au moment où j'écris ces mêmes lignes, je n'ai toujours pas trouvé de gardienne...

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