Le problème de la surcourtoisie

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CHRONIQUE / On peut trouver bien des défauts à Montréal, mais une chose est... (Photo iStock)

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Catherine Doré
Le Quotidien

CHRONIQUE / On peut trouver bien des défauts à Montréal, mais une chose est certaine : il est tellement plus simple d'y conduire qu'à Saguenay. Oui, vous avez bien lu.

La circulation y est plus dense, il y a des piétons partout, des vélos par-dessus le marché, mais, et ce « mais » est important, tout le monde sait où il s'en va. Personne ne te fait de cadeau, mais en même temps, personne ne va t'empêcher de changer de voie. Ça, mes amis, c'est de la sorcellerie en langage saguenéen (les Jeannois, je vous épargne aujourd'hui !).

Parce que deux choses m'irritent au plus haut point lorsque je me promène en ville. D'abord, ceux qui vont préférer mourir plutôt que de te laisser passer devant eux. Généralement, ils vont voir ton clignotant et vont accélérer de manière furieuse pour te couper toute possibilité. Ceux-là, je leur souhaiterais de marcher sur des blocs LEGO chaque fois qu'ils se lèvent le matin. Juste un bloc, placé stratégiquement. (Je sais, c'est de la cruauté pure !)

J'ai déjà cédé le passage à une ambulance pendant l'heure de pointe, avant d'embarquer sur notre pont Dubuc adoré. Une fille, voyant la circulation se séparer comme Moïse devant les eaux de la mer Rouge, a décidé de s'engouffrer et de suivre l'ambulance, comme si elle était la reine d'Angleterre derrière son escorte. Ça dépassait l'entendement. 

Les deuxièmes sont encore plus dangereux. Ce sont ceux qui souffrent de surcourtoisie, une maladie qui mine le jugement. Ce sont ceux qui vont freiner complètement - complètement, je vous dis ! - sur le pont pour laisser les gens de la bretelle embarquer. Ça me semble un merveilleux plan pour se faire rentrer dans le derrière tout ça ! 

Il y a aussi les classiques : s'arrêter au bout de la bretelle de lancement au lieu d'ajuster la vitesse pour s'insérer sur l'autoroute, s'arrêter pour laisser passer quelqu'un quand il n'y a aucun panneau « Arrêt » visible et faire de grands signes pour dire qu'il/elle te laisse passer, oh, et les « quatre stops », ces carrefours où la priorité de passage va selon la grosseur du véhicule et où le premier arrivé insiste pour que les autres passent, et là, tout le monde se regarde et personne n'avance. Ahhhh ! Toujours un bonheur ! 

Le plus traître dans la surcourtoisie, c'est que ça fait passer l'autre automobiliste pour le méchant, alors que celui-ci respecte les règles. Je ne veux pas un traitement de faveur, je veux que tu fasses ce qu'on attend de toi !

La 20 et ses trésors

Revenons à Montréal, si vous le voulez bien. Mon petit bonheur, ce sont les points de repère que l'on retrouve tout le long de la 20 : le chien géant, le commerce Ben Lalen et ses animaux en fibre de verre, les dinosaures du Madrid 2.0, l'oeuf géant, les noms de villages étranges....

Mon rêve, ce serait que l'on place des sculptures sur la 175, du genre une à tous les 50 kilomètres. « Est-ce qu'on arrive bientôt ? » « Non, on vient juste de passer la truite qui joue du banjo et on n'a pas encore vu le castor en gougounes qui joue au tennis... »

Avouez que ça rendrait la route Québec-Saguenay plus divertissante !

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