Quand la paresse l'emporte

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CHRONIQUE / Le défi était tout simple : un mois sans s'acheter de vêtements.... (Photo 123rf)

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Catherine Doré
Le Quotidien

CHRONIQUE / Le défi était tout simple : un mois sans s'acheter de vêtements. Facile, non ? À dire vrai, je ne croyais pas échouer. Je me disais que ça devait déjà faire plus d'un mois que je n'avais pas mis les pieds au centre d'achat, si ce n'est pour le cinéma, donc je devais bien pouvoir tenir un autre 30 jours...

Sauf que j'ai eu à me rendre à Place du Royaume pour quelqu'un d'autre. Pendant que j'y étais, je me suis dit que je pouvais faire un arrêt à une boutique, parce qu'une vilaine infolettre reçue plus tôt cette semaine-là m'avait fait miroiter une robe absolument fabuleuse et parfaite pour mon cocktail de fin d'études prévu en avril. Bref, ce n'est pas de ma faute, M. le juge, on m'a obligée !

Le plan était simple : voir si la robe en question s'y trouvait, être bien contente, repartir. 

Tout simple, non ? 

Sauf que la maladie du Tanqua a frappé. 

Tant qu'à être là, je vais l'essayer. Tant qu'à l'avoir essayé, je vais l'acheter.

Parce que j'aurais pu attendre, la remettre sur son cintre et remporter facilement ce défi. (Patricia tente de me faire croire que j'ai perdu beaucoup plus tôt, quand j'ai acheté une cagoule de motoneige en même temps qu'un casque. Je lui ai répondu que ça ne compte pas pour des vêtements. Elle m'a dit que oui, puisque c'est en tissu et que ça se porte. Je lui ai rappelé que ce n'était pas vraiment un accessoire fashion si ça te fait ressembler à un personnage de Bruno Blanchet. Oui, je sais, nous débattons de choses essentielles par ici...) Mais la paresse l'a emporté.

Je me suis dit qu'il faudrait que je revienne au centre d'achat pour ça. Peut-être que la robe ne s'y trouverait plus. Je devrais en réessayer une - ou dix - avant de trouver la bonne. Et ça, honnêtement, c'était plus lourd que d'avouer publiquement dans le journal que je n'étais pas capable de passer un mois sans acheter des guenilles. C'est dire.

Fait au Canada

Un autre argument de cette robe, c'est qu'elle avait une jolie étiquette « Fait au Canada ». C'est un peu ma kryptonite. Quand je vois cette inscription, je suis prête à accepter bien des choses (ou des prix). J'ai plus d'une dizaine de vêtements faits au Canada, souvent même faits au Québec. Je suis une des « victimes » de la boutique Twist, que voulez-vous ! 

Mais honnêtement, comme je suis quelqu'un qui peut garder ses morceaux très longtemps, je n'y vois pas d'inconvénients. Par exemple, j'ai dû me départir d'une de mes paires de jeans dernièrement. Une paire tellement usée que je pense que l'ONU était sur le point de la classer dans les crimes contre l'humanité. Ou un truc du genre.

Mes « Faits au Canada » sont souvent les morceaux qui résistent le plus au temps. Je les lave avec amour à la main... ou avec paresse au cycle délicat. Faut pas virer fou quand même !

Pour en revenir au défi, vous avez raison, il n'y avait aucune raison d'échouer aussi lamentablement. À dire vrai, c'est le deuxième défi que j'échoue cette semaine. On m'avait demandé d'intégrer la citation « Si vous n'aspirez à rien, vous êtes assurés de l'obtenir ». Visiblement, je n'y suis pas parvenue. Dommage...

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