Combats ultimes dans les estrades

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La tension monte parfois chez les partisans.... (Archives Le Quotidien)

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La tension monte parfois chez les partisans.

Archives Le Quotidien

Patricia Rainville
Le Quotidien

CHRONIQUE / Il y a une semaine, je me suis rendue au Palais des sports de Jonquière, pour assister à la première partie de la série Marquis-Prédateurs. Vous allez commencer à penser que je suis une vraie fan de hockey et que je passe mon temps dans les arénas. Détrompez-vous. Je n'y vais que très rarement, mais il se trouve que je sors toujours de là avec une idée de chroniques. Parenthèse close.

On m'avait prévenue que ça allait «brasser» au Palais des sports, pour ce premier duel opposant Jonquière et Laval. Je m'attendais donc à ce que ça brasse sur la glace. Mais pas dans les estrades...

Il paraît qu'un autobus rempli de partisans des Prédateurs de Laval est débarqué au Palais des sports pour cette première partie de la série. Jusqu'ici, rien d'anormal. Même que je trouve ça plutôt intéressant de voir que des partisans suivent leur équipe sur la route. Mais voilà qu'entre la première et la deuxième période, les esprits se sont échauffés. Et pas échauffés rien qu'un peu. Ce n'était pas simplement quelques insultes lancées par-ci par-là. Les partisans en sont littéralement venus aux poings après que les joueurs des Prédateurs aient quitté la glace pour le vestiaire. Ça s'est battu comme ça une bonne dizaine de minutes, avant que les policiers soient appelés sur les lieux. Même les préposés aux bâtons s'en sont mêlés, en insultant les partisans. Imaginez-vous donc qu'une dizaine de policiers ont dû intervenir. 

D'où j'étais assise, incrédule, j'avais une superbe vue sur un homme d'un certain âge qui, grimpé dans les estrades et à l'abri des coups, hurlait, les deux bras dans les airs. Il ne criait pas des compliments, soyez-en assuré. À un certain moment, j'ai eu un peu peur pour son état de santé, puisqu'il avait une belle grosse veine dans le cou prête à éclater et que son visage avait pris une teinte écarlate. 

Déjà que je ne comprends pas ceux et celles qui passent leur temps à insulter les joueurs sur la glace, je peux vous dire que j'étais complètement sciée de voir ce qui se passait au Palais des sports. Et ce n'est pas propre à Jonquière, je tiens à le préciser. J'ai discuté avec un homme de Rivière-du-Loup, cette semaine, qui me racontait les émeutes auxquelles il avait participé lors de matchs de la Ligue nord-américaine de hockey dans son coin de pays lorsqu'il était plus jeune. Des émeutes! Incroyable. 

Des bagarres sur la glace, je peux comprendre, ça fait partie de la "game", comme on dit. Mais dans les estrades ou sur le stationnement d'un aréna, ça me dépasse complètement. 

D'ailleurs, j'ignore comment les joueurs de hockey réagissent lorsqu'ils apprennent que leurs partisans se battent avec ceux de l'équipe adverse entre les périodes. Personnellement, je trouverais ça un peu (beaucoup) ridicule. 

C'est comme lorsque j'entends quelqu'un dire qu'il «déteste» tel ou tel joueur. Il y a quelque temps, un individu me disait qu'il haïssait tellement un joueur des Saguenéens qu'il songeait à ne plus suivre le club. Youhou, c'est d'un petit gars du junior majeur dont tu parles! 

Vraiment, je ne comprendrai jamais rien au hockey. Et tant qu'à voir des gens se battre, je préfère regarder des combats ultimes.

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