La Bec-o-Cam

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Notre chroniqueuse a assisté à un match des... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Notre chroniqueuse a assisté à un match des Saguenéens de Chicoutimi il y a deux semaines.

Archives Le Quotidien, Michel Tremblay

Patricia Rainville
Le Quotidien

CHRONIQUE / Il y a deux semaines, je suis allée à une partie des Saguenéens de Chicoutimi. C'était un vendredi soir et j'avais le goût de faire découvrir notre équipe junior majeur locale à mon chum, qui vient du Bas-du-Fleuve. À défaut d'aller au Canadien de Montréal, je me suis dit que ce serait une belle petite soirée de hockey et qui ne coûterait pas les yeux de la tête comme une virée au Centre Bell.

Ça faisait un petit bout que je n'y étais pas allée et la dernière fois, je n'avais pas payé puisque c'était pour le travail. « Je te sors à soir, c'est moi qui paye ! », que je lance à mon amateur de hockey.

J'ai été surprise lorsque je suis passée au guichet et que la jeune demoiselle m'a dit le montant pour deux billets. 37 $. Ce n'est quand même pas donné pour une partie de hockey junior. Deux bières, deux hot-dogs, une poutine et un moitié-moitié plus tard, j'avais déjà flambé 70 $. Par chance que je n'avais pas besoin de payer une gardienne à la maison.

Je ne dis pas ça pour me plaindre. Je suis bien contente de voir le Centre Georges-Vézina bondé de partisans venus encourager leur équipe locale. Nous avons eu une belle soirée, les Sags ont gagné et ils se sont trouvé un nouveau partisan. Mais j'étais bien déçue, parce que si je suis allée aux Sags ce soir-là, c'était parce que j'avais quelque chose derrière la tête. En secret, j'espérais participer à la Bec-o-Cam.

Pour ceux qui ne sont pas des fidèles des Saguenéens, la Bec-o-Cam, c'est le moment durant le match où les partisans sont invités à s'embrasser. La caméra passe d'un couple à un autre, assis dans les estrades, et les amoureux sont invités à se donner un bisou, qu'il soit mouillé, langoureux ou sec. Le tout est projeté sur les écrans géants de l'aréna. J'aime voir les timides tourtereaux s'embrasser. Les hommes, légèrement honteux, qui auraient visiblement passé leur tour. Les filles aux pommettes rouges, qui ferment leurs yeux pour embrasser leur amoureux. J'adore voir les réactions des couples lorsque la caméra s'arrête sur eux.

Je l'avoue, c'est mon moment préféré du match. Inutile de vous spécifier que je ne suis pas la plus grande fan de hockey que la terre ait portée.

Quoi qu'il en soit, la première fois que j'ai assisté à la Bec-o-Cam, j'étais assise à côté du photographe du Quotidien. Évidemment, j'espérais que la caméra ne s'arrête pas sur nous, j'aurais été un peu mal à l'aise de devoir l'embrasser... Mais cette fois-ci, je priais fort pour que la caméra nous choisisse. J'avais même averti mon chum, lui expliquant bien le concept de la Bec-o-Cam.

« Tu vas voir que tu vas être gênée si la caméra nous choisit ! », m'a-t-il avertie. J'étais donc prête à toute éventualité. J'avais presque le même sentiment que lorsque je jouais à la bouteille, en sixième année.

Malheureusement, mon souhait ne s'est pas réalisé. Ce sera peut-être pour une prochaine fois, hein, M. le caméraman ?

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