Les bougonneux de Noël

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CHRONIQUE / Vous n'y échapperez pas. Je vais encore vous parler du temps des... (Photo Le Quotidien, Patricia Rainville)

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Photo Le Quotidien, Patricia Rainville

Patricia Rainville
Le Quotidien

CHRONIQUE / Vous n'y échapperez pas. Je vais encore vous parler du temps des Fêtes aujourd'hui. Eh oui, étant publiée un 24 décembre, je me vois mal vous entretenir d'autre chose, même si je vous jase de cadeaux de Noël depuis deux semaines...

Je me suis rendu compte de quelque chose cette semaine. Le temps des Fêtes, ce n'est pas fait pour les bougonneux et les impatients. Et, cette semaine, j'occupais ces deux catégories. C'est uniquement de ma faute. J'ai attendu à la dernière minute pour compléter mes achats, emballer les cadeaux et faire de petites décorations de Noël. Il était hors de question que je décore un sapin cette année, puisqu'il y a un nouveau petit minou qui partage mon quotidien. Et Rubie est ce qu'on appelle une vraie gripette. Donc, impossible de sortir les boules et les guirlandes, ça aurait été un véritable carnage. Même mes petites décorations brillantes ont sacré le camp plus d'une fois par terre. Rubie a volé les choux sur les paquets. Elle a grignoté les ampoules. Quelques cadeaux arborent maintenant les traces de ses petites dents.

Chez nous, pas besoin de lutins qui font des mauvais coups la nuit. Il y a Rubie et elle remplit très bien ce rôle.

Donc, je m'en confesse, mon minou m'a exaspérée toute la semaine. Par chance, elle est ronronneuse et mignonne, alors elle réussit toujours à se faire pardonner.

Mon impatience a monté d'un cran le 23 décembre, lorsque j'ai eu la très bonne idée d'aller au centre commercial. Visiblement, je suis loin d'être la seule à la dernière minute. Et je suis surtout loin d'être la seule à bougonner.

Je vous rassure, je suis d'une extrême politesse et je rage uniquement dans ma tête. Je déteste ceux qui font subir leur mauvaise humeur à autrui. J'ai travaillé trois ans dans une boutique et je peux vous dire que durant le temps des Fêtes, il n'y a rien de pire que les clients impatients. Mettez-vous en tête que l'employé est sans doute 1000 fois plus écoeuré que vous.

Évidemment, mes petits tracas ne feront pas pleurer personne aujourd'hui. Et c'est d'ailleurs en pestant intérieurement que je me suis rendu compte que j'étais complètement ridicule.

Il y a des gens qui seront seuls à Noël. Il y a des gens qui vivent des drames à Noël. Il y a des gens malades à Noël. Il y a des gens pour qui Noël est synonyme de tristesse et de souffrance. Il y a des gens pauvres à Noël. Il y a des gens qui passeront Noël à l'hôpital. Il y en a aussi qui passeront un premier Noël sans une personne qu'ils ont perdue.

Ces gens se font tout de même souhaiter de joyeuses Fêtes partout où ils passent, jour après jour, depuis deux semaines. Ils sont témoins de la frénésie et du bonheur, sans le partager.

Alors ceux qui bougonnent parce qu'il y a une grande file à la SAQ où parce que ça prend un peu plus de temps se stationner que d'habitude devraient se calmer le pompon. Moi y compris.

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