Le sapin à moitié éclairé

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CHRONIQUE / Approchez ! Approchez ! Venez voir le sapin le plus extraordinaire... (Photo Thinkstock)

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Catherine Doré
Le Quotidien

CHRONIQUE / Approchez ! Approchez ! Venez voir le sapin le plus extraordinaire ! Est-il plus beau que celui de Montréal ? Assurément ! Est-il plus éclairé ? Heu, hé bien, non. Il est mieux que ça ! C'est le tout premier sapin à moitié éclairé du monde !

Et pourquoi à demi éclairé ? Parce que mon jeu de lumières a décidé de lâcher un 19 décembre, question que je doive m'arracher les cheveux pour le remplacer. Mon sapin, qui était parfait jusqu'au 19 décembre à 21 h 15, a décidé de s'éteindre à moitié. Une ligne bien franche séparant le haut, en noir, et le bas, multicolore, me rappelant cruellement que 2016 n'est pas terminée.

Je vous entends d'ici dire : « Ben voyons Catherine, pour qui tu nous prends ? Des ''sets'' de lumières, les magasins se fendent en quatre pour en vendre ! »

Tut tut ! Mon sapin est spécial. Sachez qu'il est blanc. Oui oui ! Tel un fier totem de toutes les mauvaises décisions que j'ai prises dans ma vie, mon sapin est non-conventionnel. Sauf que les lumières qui vont dans ledit arbre non conventionnel sont, surprise, surprise, plus rares à trouver que...ben...des affaires moins rares.

Ça prend un fil blanc. Pas vert, comme 99,8 % de tout ce qui est vendu en magasin. Un jeu de lumière à fil blanc, mais avec des globes multicolores, parce que j'aime la couleur. Donc je suis partie le 20 décembre à la quête du jeu de lumières multicolores à fil blanc, mais pas un fil blanc à globes blancs. Vous devinerez que j'ai échoué lamentablement. Chaque fois, le même résultat : « Vous savez madame, on en avait il y a deux mois, mais vous êtes tard pas mal... »

Tant pis, je me suis avouée vaincue et je m'étais presque convaincue que mon demi-sapin était pas mal après tout. Je ne pouvais même pas faire semblant que j'avais une raison d'aller me frotter à la horde du Boxing Day. Non, 50 % de rabais sur un truc qui n'existe plus, ça ne m'avance pas plus !

Et puis, je l'ai vu.

Il était là, sur une petite annonce, dans un groupe Facebook. Un long fil blanc parsemé d'ampoules de couleurs. C'était trop beau pour être vrai. Je me suis présentée au domicile d'une charmante dame qui m'a remis le précieux dans un sac à pain.

Maintenant, mon sapin n'est plus à moitié éclairé. Dans tes dents 2016 !

Précision

La semaine dernière, j'écrivais que j'avais eu de la difficulté avec le renouvellement de ma prescription. Le bureau du médecin m'avait dit de demander à mon pharmacien de faxer mes informations : mon pharmacien m'a dit que cette pratique n'existe plus.

J'ai reçu un courriel cette semaine d'une pharmacienne qui tenait à faire des correctifs. Oui, certaines pharmacies n'offrent plus le service de fax, mais d'autres le font encore. Les pharmaciens ont eu à jongler avec de nombreuses compressions dans les dernières années et font de leur mieux pour maintenir leurs services. Les récents changements dans la loi permettent aux pharmaciens de renouveler les prescriptions. « Le pharmacien est rémunéré pour la prolongation, car il prend la responsabilité professionnelle de votre ordonnance et en fera les suivis », m'écrit la pharmacienne par courriel.

L'idée n'était pas de dire que les pharmaciens ou les médecins sont des méchants. C'était uniquement un exemple parmi tant d'autres qui démontre que trop souvent, avec tous les changements, on a l'impression d'être dans la Maison des fous d'Astérix...

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